Pouffe mais, point trop n'en faut !

Pouffe mais, point trop n'en faut !

3615 MaVie (en plus normale)

Etre girly c'est bien. Etre humaine c'est mieux !


Le bon côté de la barrière

  Il y a des jours, des nuits ou tout s’effondre comme un vulgaire pâté de sable. Tu allais « bien » et d’un coup, un marécage de pensées noires t’écrasent les épaules. Tu essayes de naviguer tant bien que mal pour ne pas t’enfoncer dans cette mélasse mais c’est peine perdue. Tu tentes de retenir tes larmes parce que déjà, tu n’aimes pas pleurer, mais aussi parce que tu sais que ça va te brûler les joues si tu les laisse couler. Puis tu lâches tout, le torrent de liquide brulant parce que tu te dis que tu n’es plus à une douleur près…

La douleur justement… Parlons en…
Un beau jour tu apprends que tu souffriras toujours… En permanence… Qu’il n’y aura plus une seule seconde de toute ta chienne de vie ou tu n’auras pas mal… Tu réalises que plus jamais tu ne connaitras le silence de la douleur… Parce que ça fait partis du packaging gagnant de ta maladie. Le seul jour ou tu n’auras pas mal, c’est le jour ou ton corps décidera enfin de te lâcher complètement. Ou il arrêtera enfin de jouer avec toi. Ou il cessera enfin d’être ton ennemi juré. Le jour ou je serais enfin morte.


Alors bien évidemment, je n’ai pas toujours les douleurs horribles qui me font me rouler en boule, ou me vomir dessus. J’ai des douleurs supportables. Le genre qui ne t’empêche pas de vivre. Simplement le genre qui te rappelle bien que tu es en vie et que tu as un corps défaillant. Alors, il est vrai, que la plupart du temps, je n’y prête pas trop attention, pour éviter de me plomber le moral avec une broutille. Mais parfois, comme cette nuit, mes pensées me torturent.

Avec ce genre de maladie, il faut savoir anticiper l’avenir pour mettre certaines aides/médicaments/soutiens en place au mieux. Mais en parallèle, il faut savoir vivre au jour le jour pour éviter de trop déprimer et surtout vivre au mieux. L’exercice est peu aisé. Je n’aime pas devoir me faire à cette idée que je souffrirais, ne serais-ce, qu’un peu toute ma vie. C’est effrayant. C’est déprimant. C’est humiliant. ??Mais en dehors de cela, il y a aussi la comparaison qui s’impose avec les autres. Les bien-portants. Ceux qui ne sauront jamais ce que c’est de devoir se faire à l’idée de souffrir H24 sur un nombre d’années indéfinie. Je ne peux bien évidemment pas dire que j’aimerais les voir souffrir eux aussi ! Mais parfois, je ressens une telle injustice…
Oui, je suis en colère de me dire que les autres ne peuvent pas savoir ce que c’est que d’être dans mon corps made in Ikea. Oui, je suis frustrée qu’ils oublient que j’ai mal parce qu’il faut bien que je fasse ma vie et que je ne peux décemment pas répéter en boucle que j’ai mal. Oui, j’aimerais ne pas me sentir aussi seule face à mon corps encombrant, moche et souffreteux. Oui, je leur en veux de l’innocence qu’ils peuvent avoir face à leur propre corps. Je suis jalouse qu’ils puissent passer 99% de leur temps en ne tenant pas compte de ce corps.


Apprendre à vivre avec. Apprendre à se réjouir de se que l’on a. Apprendre à ne plus se comparer aux autres. Apprendre à s’aimer… tout simplement… Douleur vs. douceur… À une lettre près, je tombais du bon côté de la barrière…

 

 

 


22/04/2017
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Le désert aride des larmes qui ont trop coulées.

 
 Parfois le cerveau bloque des informations. Il zappe des actes, des paroles qui sont trop durent à assimiler sur le coup. Du coup, un pan entier de votre vie disparait dans des nimbes qui semblent sans fond. Mais il y a un fond. Quand ce fond est atteint, les bulles de souvenir remontent sans que rien ne puissent arrêter leur progression dévastatrice… J’avais cru connaître la tristesse. Ce sentiment d’être perdu et esseulé dans le vaste monde. J’ai dû la connaitre puisque comme tout le monde, j’ai connu la mort, les ruptures amoureuses, l’objet auquel on tient que l’on perd ou que l’on casse… Mais je me suis rendu compte que tout ce que je rangeais sous le nom « tristesse » était en fait une vaste gamme de sentiments mélangés et complexe. La tristesse pure, je n’avais jamais connu… J’ai fait sa connaissance cette nuit…

  J’ai rêvé de toi. Je t’ai donné un visage flou. Peut-être un nom, je ne me souviens plus. Mais surtout, je t’ai donné une consistance, des émotions. J’ai aimé cette façon que tu as eu de te serrer dans mes bras… Oui, je t’ai lâchement offert le ressentis que j’ai eu avec un autre récemment. Désolée, avant, je ne savais pas ce que c’était. Nous étions sous un grand arbre séculaire, assis sur une grande couverture irlandaise à carreaux que ma mère affectionne tant. Tu te tenais debout devant moi avec toute la joie et le bonheur dont un corps peut être remplis. Et il y a eu une tempête affreuse. Tu as attrapé ma main mais ton corps était emporté violemment. Je me suis réveillée en sueur et affolée à ce moment…

  J’étais interdite. Assise dans mon lit, j’essayais de comprendre et de rassembler les bouts de puzzle nébuleux de ce rêve inédit. C’était ardu. Comme si tous les morceaux essayaient de se disperser au plus vite pour échapper à ma mémoire. Et c’est là ou j’ai compris ou se situait le rêve et ou se trouvait la réalité.

J’ai ressenti comme un grand coup de poignard. Une lame aiguisée s’est enfoncée dans mon dos me pliant en deux. Les larmes n’arrêtaient pas de couler. Mon souffle se raréfiait. J’avais l’impression que mes poumons s’enflammaient de plus en plus. J’entendais mon propre coeur tambouriner dans ma tête comme pour me rappeler à quel point j’étais vivante et que je pouvais dès lors, bien ressentir la douleur envahissante. Je suis tombé de mon lit comme une grosse boule de souffrance incandescente. J’ai rampé jusqu’à un coin de ma chambre pour me coincer entre deux murs. J’avais envie de hurler ma douleur et ma terreur. Je me sentais vivante et j’avais l’impression que j’allais mourir d’une seconde à l’autre tellement j’étais oppressée. Je me suis arraché beaucoup de cheveux comme si ma douleur ne se suffisait pas à elle-même. L’angoisse fait faire n’importe quoi. J’essayais de crier et de me rebeller mais aucun son ne sortait de ma gorge coincée. Mon corps et mon esprit étaient en train de se morceler. Puis petit à petit, il y a eu comme un endroit qui s’est vidé. La douleur commençait à partir, juste là…
À présent, j’ai mal à mon corps mais de façon plus raisonnée. Une sorte de douleur mémoire. Mais par contre, j’ai cet espace vide… Ce creux… Ce courant d’air que tu as laissé… Je me sens seule. Mais pas seule au milieu des autres. Seule en moi-même. Tu as emmené avec toi une partie de moi… Tu m’as volé quelque chose et je ne sais pas encore ce que c’est. Tout ce que je sais, tout ce que je comprend, c’est cette tristesse infinie qui me dévore à présent. Je me sens abandonnée. Et j’ai honte en même temps. Honte de ce que ma mémoire a fait. Honte de m’être protégée aussi longtemps. Honte de t’avoir rejeté de ma tête.


    Maintenant, il faut que j’apprenne à vivre avec ce vide. Avec ton vide… Avec ton absence… Ou ta présence omnisciente… Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est que je suis triste et que je n’ai jamais autant pleuré de toute ma misérable vie.

 

 


14/01/2017
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De la Vérité qui se noit dans l'amertume

  Après des années de recherches, je sais enfin se qui se cache au fond des mes entrailles souffreteuses... Je ne dirais pas de quoi je souffre précisément pour plusieurs raisons. J'ai l'impression que ma vie parsemé de petits morceaux recommence à nouveau. Je tombe, souffre et me relève. À nouveau...

Alors pourquoi j'ai décidé de ne pas révéler le petit nom de ma maladie ? *pasque je suis une grosse chieuse !!!* . Tout d'abord parce que les symptômes de la maladie sont tellement peu "esthétique" que pas mal de monde est au courant de ce qu'il se passe dans mon intimité plus si intime que cela. Aussi pour une fois, je vais me garder un truc pour moi et rien qu'à moi. Après tout, le secret médical ça ne sert pas qu'à être un joli mot mystérieux ! De plus, je sais pertinemment que beaucoup de personnes ont douté de ma maladie. Alors à quoi cela me servirait-il que tout le monde retourne sa veste maintenant et me prenne, enfin, en considération sous prétexte que "ça y est LA PREUVE est enfin là".
Il faut toujours des preuves, encore des preuves. Et moi, qui m'en a donné des preuves ? *bien évidemment, dans ma grande bonté, je ferais abstractions des preuves de connerie frappantes dont j'ai été inondé Clin d'œil *
. Certes, j'ai eu des preuves : d'infidélités amicales, de méchanceté, d'hypocrisie, de je-m'en-foutisme et j'en passe...
Donc non, je ne ferais pas plaisir aux mauvaises langues qui n'ont fait que me porter préjudice en leur donnant leur foutu sacro sainte preuve !

En plus, à présent que la pression de la bataille perpétuelle est retombée, j'ai le contre-coup de tout cet acharnement. Je me sens vide et épuisée. Et puis toute ma haine à l'encontre des médecins et de mes "ami(e)s"/connaissances/proches ressort. Je ne veux plus être gentille, compréhensive, patiente là ou je me suis faite latté la gueule. Sur le coup c'était simple : j'avais autre chose à penser et au fond de moi, je commençais à me demander si, effectivement, je n'étais pas tout bonnement folle ou paresseuse.

Vous savez, c'est odieux de ne plus trop savoir qui l'on est ni ce que l'on vaut. C'est déstabilisant d'avoir si souvent envie de mourir. C'est humiliant de passer pour une profiteuse. C'est culpabilisant d'avouer avoir mal quand un regard dédaigneux vous répond. Je sais qu'à présent il faut que je dépasse tout cela. La connerie humaine... Il faut aussi que j'accepte d'avoir ce que j'ai. Je dois oublier la peur de la douleur qui à présent me colle au coeur. Il faut que je me remette de me sentir si loin de tout et de tout le monde. Mais j'ai du mal avec cette impression de n'avoir aucune affinité avec aucun(e) de mes ami(e). Tout est flou, tout est lointain. Et ça fait mal...

Il ne me reste donc que ma rage et ma solitude qui pèse si lourd. Je comprend parfaitement maintenant le concept de "mourir seul".
Anyway, le soleil se lève tous les jours...






27/06/2014
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La vie secrète

 

   Il y a des choses que l’on ne dit pas. Parce que cela semble impudique. Parce que cela fait mal de reconnaître une vérité même face à soi-même. Parce que l’on craint les réactions de l’auditoire. Parce que l’incompréhension risque d’être bien plus douloureuse que la douleur elle-même…

 

Cela fait des années que l’on ne me croit pas. Des années que des « professionnels de la santé », des « amis », mon entourage essayent de discréditer ce que j’endure. « Mouais… Enfin, elle ne peut pas travailler mais par contre aller au cinéma, ça ce n’est pas un problème… », « Bien quand on l’a vu, elle n’avait pas l’air mourante… », « Ouais bon, c’est quand même agréable de vivre chez papa-maman. Si elle devait se prendre en main seule, elle serait sûrement moins malade ! ». Bien évidemment les gens ont la présence d’esprit de m’épargner ces pensées profondes et débordantes de compassion. Parler dans mon dos c’est nettement plus simple et plus gentil. Seulement, je suis peut-être hypocondriaque mais pas conne…
Je sais que je ne devrais pas m’arrêter à ces bêtises. Cependant, je ne connais presque personne qui n’ait pas remis en question au moins une fois le bien fondé de ma souffrance. Et je le vis comme une humiliation profonde. Surtout quand je suis incapable ne serait ce que de me tenir debout pour passer de mon lit aux toilettes. La honte est cuisante…

 

Je suis couché, il est tard et j’ai sommeil. Mais, je dois lutter pour rester éveillé. La douleur que j’ai en permanence est devenue plus aigue et j’ai le ventre glacé. Je sais par habitude que c’est le signe avant-coureur d’une crise qui va me mettre à terre. Le stress n’est jamais bon. Quelque soit-ce que l’on peut avoir, il accentuera toujours la douleur. Alors je me mets un film histoire de penser à autre chose en attendant le moment fatidique où je devrais me lever en courant. Je me concentre sur l’histoire et recouvre ma couette de quatre couvertures. Allongé en chien de fusil, je sens ces dizaines de lames acérées s’enfoncer dans mes intestins. Je ne dis rien, je ne gémis même pas : j’ai l’habitude. Et d’un coup, mon ventre produit un son d’évier que l’on débouche. Ma main qui appuie sur la zone douloureuse sens les contractions de cet intestin qui se rebelle. Et là, la panique m’envahie. Je sais… Les contractions sont toujours suivies d’une douleur fulgurante qui me fait me plier en deux. Je ne peux plus respirer. J’ai l’impression que l’on est en train de m’ouvrir le ventre sans anesthésie. Ça n’est que la première vague…
J’attends avec angoisse tous les autres pics. Je respire calmement, essaye de me détendre. Et voilà à nouveau ce bruit sourd. Je me retiens de crier. Je voudrais seulement trouver une position qui puisse atténuer un peu cette horreur. Je réussis seulement à tomber de mon lit.

Étant donné que je ne sais pas pendant combien de temps je vais pouvoir donner des ordres à mon corps, il faut que j’aille vers les toilettes. Mes douleurs aux articulations vont devenir de pire en pire. J’ai déjà l’impression que l’on me m’écrase tous les os. J’ai mal à la tête au point de ne plus réussir à voir distinctement les objets qui m’entourent. La douleur me donne envie de vomir. Mais il faut que je me bouge, je ne peux pas rester là. Me relever m’est impossible. Alors je me traîne allongé au sol… À la sortie de ma chambre il y a un miroir en pied dans le couloir. Et je me vois… Non plutôt je vois un corps immonde au visage blanc cireux et aux grands yeux cernés de noir en train de ramper pitoyablement sur la moquette. Cette vision me dégoûte. Je me hais. Et encore, je sais que je me haïrais encore plus à la sortie de ces putains de w.c que je n’arrive pas à atteindre.
Avant d’être malade, je n’avais jamais pris conscience à quel point les toilettes sont hautes. Quand je suis transpercée de toute part par la douleur, mon corps tient absolument à se foutre dans un état comateux. Il me faut lutter pour ne pas tomber. Tout tourne autour de moi. Il m’est impossible de rester assise correctement. Je n’ai qu’une envie : me rouler en boule par terre sur le carrelage. Je me sens tellement misérable. Mes larmes coulent toute seule, la fièvre monte et me fait suer à grosses gouttes. Je ne sais même plus ou sont les larmes ou est la sueur. J’aimerais que quelqu’un vienne. Je voudrais avoir quelqu’un qui me tienne et me rassure. Et je sais en même temps que c’est parfaitement débile. Je ne saurais tolérer que ma mère ou le Chat soit là à me voir assise sur les toilettes en train de me tenir avec les mains au sol attendant une délivrance qui va sentir le cadavre. Absurde, odieux et particulièrement dégueulasse…

Avoir les intestins qui pourrissent c’est psychologiquement difficile. Être une sorte de moitié de cadavre ambulant n’est rassurant pour personne. Mais c’est aussi anti-glamour au possible… Ressortir de tout cela en sueur, blanc-olivâtre, les cheveux qui ont graissés d’un coup et avec cette odeur immonde qui ne veut pas quitter mes narines, c’est une épreuve. Je me sens mal, moche, dégoûtante. Et j’ai tellement peur. Peur que cela recommence, bien que je sache que c’est inévitable. C’est la douleur la pire que je connaisse et pourtant c’est loin d’être la première épreuve que je vive. Chaque fois, je me dis que c’est la dernière fois que je supporte ça. Que plus jamais je ne veux revivre une telle horreur…
Je ne veux pas mourir. Mais je ne veux plus vivre comme ça…

Je suis face à ça. Face à cette maladie qui me détruis petit à petit. Mais aussi face aux réflexions blessantes des gens qui ne sauront jamais ce que c’est que de bouffer la poussière de leur moquette. Puis, le lendemain d’être maquillé et bien habillé pour aller au cinéma histoire d’avoir l’impression qu’il nous reste un minimum de dignité…

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09/05/2014
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Le poids de l'incompréhension.

 

      N.B : Violent racontage de life à venir. Préparez-vous des pop-corn et un paquet de mouchoirs taille familiale. Je vous aurais prévenu !

Il y a un événement dont je n’ai jamais parlé sur mon blog et très peu de vive voix. Ça n’est pas forcément par pudeur ou honte, ou je ne sais quoi d’autre. C’est simplement parce que je sais que l’on ne peut rien faire pour moi. C’est trop encré. J’ai grandi avec, je me suis construite avec. Maintenant il est trop tard…

Mon grand-père était un très gros fumeur et cela depuis qu’il était très jeune. À cette époque, on parlait bien moins que maintenant des ravages du tabac. Néanmoins, il était malade et c’était un fait avéré que c’était dû au tabac. Ma grand-mère aussi cumulait cancer sur cancer à cause du tabagisme passif. C’était reconnu comme tel. Donc, tout le monde était bien au fait de ou se situait le problème…
Néanmoins mon grand-père fumait toujours dans la maison. Ma grand-mère rentrait dans des rages folles quand elle voyait ou sentait cela. Pour ma part, j’étais toute petite. Je ne comprenais rien de tout ce qu’il se passait et pourquoi. Vu que j’étais toujours dans les pattes de mon grand-père, il m’a prise comme confidente et « couverture ». Je l’écoutais m’expliquer qu’il était impossible pour lui d’arrêter. Que c’était trop dur. Que l’on en attendait trop de lui. Je surveillais que ma méchante mère ou ma vilaine grand-mère ne viennent pas, pour ne pas qu’il se fasse « gronder ». J’avais l’impression de partager un « secret de grande personne ».
Puis, un jour il est allé à l’hôpital. Et, ensuite en soins palliatifs. Et il est mort…

Avec le temps, j’ai compris. J’ai compris que ce « secret » était ce qui l’avait fait mourir. J’ai compris que ce « secret » était aussi la cause de la longue souffrance de ma grand-mère puis de sa mort. J’ai compris à quel point il avait du être horrible pour elle de subir chimios sur chimios tout ça parce que son mari n’était rien d’autre qu’une petite b*te incapable d’arrêter une addiction au demeurant des plus softs.

J’ai eu honte… Honte de voir que le soi-disant amour ne sert à rien face à un incapable. Honte de n’avoir été d’aucune utilité pour au moins lui donner l’envie d’essayer d’arrêter. Honte d’avoir été utilisé dans le but de pouvoir se foutre de la souffrance d’une autre personne.

À partir de ce jour, j’ai toujours eu un besoin profond de « servir à quelque chose ». J’ai toujours eu l’impression de devoir « justifier » mon existence…

Mais rien ni personne ne m’a jamais aidé dans le domaine. En grandissant, j’ai dû faire face aux menaces de suicides assez répétés d’un membre de ma famille. Une fois de plus, j’ai reçu en pleine figure la preuve de mon inutilité.
Et, ensuite, je me suis toujours débrouillée pour tomber sur des mecs assez « problématiques ». Un qui avait des problèmes assez importants avec sa mère. Je n’ai été là que pour éponger son comportement autodestructeur avec de multiples jeunes demoiselles. Un qui avait des problèmes d’alcool au point de cacher des bouteilles sous son lit. Un qui avait vu son ego piétiné par son propre père et qui cherchait à le reconstruire en détruisant le mien. Un qui idolâtrait son ex au prix de sa propre estime et de la mienne. Et un qui n’arrivait pas/ne voulait pas se détacher de la clope sous prétexte qu'il ne voulait pas que je détruise son libre-arbitre.
À chaque fois, ça n’a été qu’échecs successifs pour moi. Je n’ai fait que ressentir mon inutilité. Je revenais toujours à ce point de départ où je ne pouvais me substituer à rien ni personne. Je n’ai jamais pu aider qui que ce soit de ma vie, comme ça direct sans avoir à en passer par la case souffrance et abnégation de ma personne. Je n’ai toujours été là qu’en tant que spectateur encombrant d’une vie que l’on ne voulait pas partager positivement avec moi. Je ne sers à rien. À rien d’autre qu’à me prendre des claques dans la figure ou à être ignoré. Chacun vis ses malheurs en m’en aspergeant quand bon lui semble.

Et j’accepte. J’accepte parce qu’il faut que je rachète ma faute d’être né pour rien. Je paye le prix d’un secret trop lourd pour des épaules d’enfant…

 

Ps : Je n’ai pas fait cet article pour jouer ma Causette et chouiner ma race. Je l’ai fait uniquement pour que vous compreniez ce que c’est que d’imposer à vos enfants le poids du tabac (ou tout autre addiction), de votre maladie puis de votre mort.

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31/12/2013
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Un miroir...

    Il y a quelques jours, j’ai vécu un « petit » événement crève-cœur… J’ai assisté impuissante à l’agonie d’un pigeon.
Oui, je sais, pour beaucoup d’entre vous, vous penserez que ça n’est rien et que cela ne mérite pas un article. Mais… pour moi c’est important.

Alors non, je ne connaissais pas ce malheureux pigeon auparavant, nous n’avions pas été boire des coups ensemble, mais il a suffi d’une demi-seconde pendant laquelle j’ai pu voir son affolement face à son incapacité à s’envoler quand la voiture est arrivée. Je n’ai pas pu fermer les yeux au moment du choc.
Ensuite il était à terre en train de battre des paupières. J’ai vu le coup où j’allais devoir le tuer pour abréger ses souffrances. Et cela me semblait inconcevable. Heureusement pour moi, et pour lui, il a fermé les yeux et c’était fini. Je n’ai que pu le ramasser pour le mettre au pied d’un arbre.
J’aurais aimé pouvoir faire plus que de rester planté face à lui à attendre de voir son petit œil se fermer. Je voulais le prendre contre moi, le rassurer, pouvoir lui mentir et lui dire qu’il ne souffrirait pas…

 

Voilà, rien que de vous raconter cela et j’ai les larmes qui me bouchent la vue… Je suis sensible c’est vrai. Mais je dois me rendre à l’évidence : ça n’est pas la seule raison. Je me suis identifié à ce pauvre volatile…
Voir la tâche de sang grandir sous son ventre m’a ramenée à ma propre condition, ma propre douleur, ma propre peur du sang, de la souffrance et de la mort. Ma mort…
Je n’ai pas peur de mourir. Je n’en ai d’ailleurs jamais eu peur, même les fois ou cela aurait pu être relativement imminent. Je n’ai pas de pensées du style « Je suis trop jeune. C’est injuste. Je n’ai pas fait tout ce que j’aurais dû ou pu. Etc... ». Je ne me sens pas suffisamment importante pour avoir la conscience que je pourrais éventuellement manquer à qui que se soit. Chez moi, ça n’est que la continuité normale de notre statut d’être vivant. Donc, pas de quoi faire un fromage de ma mort !

Mais ce jour-là, tout ce qu’il y avait sous mes yeux tout autant que dans ma tête, c’était la peur et la douleur. La peur d’être piégé. Que « quelque chose » change le Destin. Pour ce pigeon c’était cette maudite voiture et pour moi c’est ma maladie. Dans les deux cas, il n’y a rien à faire. Lui et moi sommes à la merci d’un conducteur et de médecins. Je suis comme ce pigeon : j’ouvre de grands yeux face à l’idée que je ne peux rien faire.
Quand la douleur m’assassine, je ne puis rien faire d’autre que d’attendre. Je ne peux même pas pleurer car les larmes me brûlent mes plaies aux joues. J’aimerais que quelqu’un me caresse doucement la tête comme je l’ai fait avec le pigeon… Et en même temps, je sais que je ne le tolérerais pas tellement ma maladie et ma souffrance me font honte… Ma mère et le Chat me reproche de ne pas assez parler de ce que je vis. Mais je ne peux pas. Sauf quand un pigeon meurt sous mes yeux…

Dors bien joli petit pigeon, tu as fait quelque chose de grand : tu m’as permis de pouvoir enfin extérioriser ma tristesse et ma frustration. 

 

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15/11/2013
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Parce que...

  On m'avait dit : "un jour, tu vas te brûler les ailes"... Je n'avais pas bien compris le sens profond de cette phrase. Peut-être parce que j'ai l'impression de ne jamais avoir eu d'ailes. Mais, peu importe. Parfois, je fais des choix curieux. J'évolue dans une sorte de brouillard artistique. Pourtant, je n'ai jamais rien regretté de ce que j'ai pu faire ou croire. Mais aujourd'hui...

Aujourd'hui, je n'ai pas su te parler. Je n'ai pas voulu expliquer car, je savais que si je parlais, j'allais pleurer. Hors les larmes sont ce qu'il peut sortir de pire de mon corps. Et puis, pleurer quand on est à l'origine d'une décision, c'est curieux, voir navrant. Et pourtant... Les beaux souvenirs viennent me mettre des claques monumentales dans la gueule. Me remémorer ton sourire, ré-entendre ton rire sont autant de coups de couteau qui meurtrissent mon âme tant je sais que je ne les reverrais pas. Quelle force ou quelle folie il m'a fallut avoir pour ne pas me jeter dans tes bras. J'y étais si bien, si heureuse, tellement en sécurité...
Alors pourquoi ?

Parce que je ne vis pas seule. Parce que je ne suis pas la personne que je voudrais être. Parce que je suis morte de peur à l'idée de faire du mal. Parce que je crois que sous un certain angle, j'ai commencé à renoncer. Parce que je ne crois pas en moi. Parce que ma vie me fait peur...
Et à cause de tout cela, je me suis condamnée à ce que tu me manques.

Un jour, je comprendrais qui je suis. Un jour, j'accepterais d'être ce que je suis. Un jour, je n'aurais plus peur de ce que je ressens. Un jour, j'accepterais de pleurer. Un jour, je saurais aimer comme il se doit. Un jour... en attendant, pardonnes moi...


11/07/2013
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Je me suis mangé une étoile dans la face.

    Il semblerait que je sois parti pour vous parler de mon entourage… Et contrairement à la dernière personne dont je vous ai parlé, je me dis qu’il serait de bon ton de vous parler de ceux qui sont encore vivants !
Je suis une personne qui, sentimentalement, est très peu expansive. Les gens peuvent alors, très facilement, passer à côté de l’affection que je peux avoir à leur égard. Je ne sais pas, je crois que j’ai honte *ou peur ?* d’avouer mon attachement. Par écrit cela m’est déjà nettement plus simple alors, allons-y ! 

 

J’ai rencontré cet homme il y a 3 ans…
1ère rencontre : nous nous sommes contenté de partager un même espace. Rien de bien transcendant. Malgré tout, je ne puis cacher qu’il avait un peu piqué ma curiosité. Rien de bien dramatique…
2ème rencontre : Une phrase a dû être échangé. À ce moment, l’intérêt à été un peu plus vif. Mais, pas suffisant pour provoquer une envie de plus ample communication. Néanmoins, il est resté quand même, encore plus, dans un coin de ma tête.
3ème rencontre : LA révélation. Des circonstances ont fait, qu’il m’a été plus simple de mieux cerner sa personne. Suite à cela, l’envie de provoquer *un duel* une connaissance plus approfondie s’est faite ressentir. La magie facebookienne aidant, je me suis retrouvée « amie » avec lui en moins de temps qu’il ne faut pour une respiration complète. Satisfaction profonde de la 1ère étape de passé.
Et c’est ainsi que j’ai pu constater qu’il était connecté… Quinze plombes à dévisager le petit rond vert à côté de son pseudo. Vais-je lui parler ? Et pour lui dire quoi ? Si ça se trouve, il va se demander pourquoi je lui atterris sur le poil sans crier gare et ça va le saouler sévère… Ou il va me trouver tellement insipide qu’après je ne le verrais plus jamais connecté… Puis, d’un coup, mes mains se sont jetées seules sur le clavier *saloperies, aucune emprise sur elles !*. Conversation clôturée par un bafouillage monstrueux ou il en ressortait vaguement que je lui proposais de se prendre un café ensemble.

Nous nous sommes donc retrouvés quelques jours plus tard sur Paris. Et là, j’ai découvert un être complètement hors normes…

 

Je vais tenter d’être la plus objective possible car le but de ce texte n’est pas de vous faire baver d’envie *quoi que…* mais, plutôt de dresser, le plus fidèlement, possible son portrait… Donc, je me suis retrouvé face à un homme au regard empli de bienveillance. Il dégage une assurance tranquille qui vous oblige vous-même à vous calmer et à être posé *ce qui est très loin d'être gagné me concernant, plus gesticulante tu trépasses*. Il respire la confiance et transpire la gentillesse. Je suis une grosse angoissée de la vie, et pourtant à ses côtés, je ne crains rien. Je suis persuadée qu’il ne m’arrivera jamais rien. Et si un jour, il m’arrivait, c’est que lui, sera mort à mes côtés, je ne vois pas d’autre explication rationnelle !
Pour mes pauvres neurones en bataille, il a aussi un effet très salvateur. Il possède une culture générale assez hallucinante. Et son côté « Encyclopaedia Universalis » me motive à sortir de ma torpeur intellectuelle. À première vue, les personnes de ce style peuvent rebuter car nous avons peur de nous sentir inférieure, ou qu’elles soient soporifiques au possible, ou encore qu’elles soient imbues de leur immense savoir… Il n’en est rien le concernant ! Bien au contraire. C’est un plaisir sans commune mesure de pouvoir l’écouter et de repartir en se disant que, sans me fouler des masses, je suis un peu moins con qu’à l’arrivée.
Il possède une prestance « magnétique » hypnotisante… Je me sens littéralement aspirée par ce qu’il dégage. En fait, en sa présence, il serait très aisé de me confondre avec une moule accrochée à un rocher. Il me donne tout ce qu’il a dans les tripes et il ne me prend rien… Je lui vole toute sa sérénité, son bonheur, son équilibre mental. Je prends comme une affamée tout ce qui vient de lui tellement j’ai l’impression de manger de la joie à l’état brut. Et ce qui est le plus drôle dans cette affaire, c’est que c’est une personne assez sombre d’extérieur. Pas parce qu’il l’est réellement mais, parce qu’il pense l’être.

 

Cet homme est un diamant qui n’a pas encore conscience de son état. Et pourtant, il envoie tellement de lumière dans tout mon être. Je suis certaine de ne pas être la seule personne qu’il illumine de la sorte… !

 

Les monstres qu’on les crève, sous leurs merdes y’avaient nos rêves.
 Je mettrais de l’or dans nos yeux, pour qu’on ait plus jamais peur d’eux.  

 Leurs jolies choses c’est la Mort, nous on va rester en dehors.’
La fille de joie par Marion Cotillard.

Il a même, grâcieusement, cédé à mon caprice de photomaton... Si ça, c'est pas un mec merveilleux !!  

 


05/04/2013
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A un homme dans les nuages...


     Cette semaine est assez éprouvante nerveusement pour moi. J’ai appris la mort de mon grand-père et celle d’un ami à une journée d’intervalle… Ces nouvelles m’ont beaucoup affecté comme vous pouvez vous en douter. Mais, je ne tiens pas à vous parler de ma souffrance ici. Déjà, j’en serais incapable même si je le voulais, et ensuite ce n’est pas d’une grande importance. Je souhaiterais plutôt vous faire découvrir un être que je n’ai pas longtemps côtoyé, mais qui est resté bien ancré dans mon âme.

 

Mon ami était bien plus âgé que moi. À l’époque, je n’avais pas plus de 4/5 ans. J’étais anorexique depuis 2 ans. La première fois qu’il m’a vu, il a dit que je ressemblais à un petit oiseau. Son grand-frère ne voulait pas vraiment avoir affaire à moi. Une gosse dans les pattes quand on a presque 18 ans, c’est gavant. Mais lui, il a tout de suite voulu me montrer et m’apprendre des choses. Il m’a emmené dans le jardin pour planter une fleur, puis il m’a montré comment monter une tente.
J’ai grandi dans un univers quasi exclusivement féminin… Ce qui fait que personne ne se chamaillait jamais avec moi, ne me portait ou ne me courrais après. Lui, il me faisait faire l’avion, il me portait sur ses épaules et il me courrait après. Par contre, il ne me rattrapait jamais. J’étais trop rapide pour lui disait-il. Il m’envoyait en l’air aussi. Mais pas trop haut, sinon je risquais de m’envoler, de m’asseoir sur un nuage et de ne jamais vouloir redescendre…
Il m’a aussi dit que lorsque j’étais triste et que je ne voulais/pouvais pas en parler à ma maman, il me suffisait de parler à mon chat. Tous les chats sont des êtres très intelligents qui peuvent tout comprendre et qui savent très bien garder les secrets. Par contre, il fallait toujours que je vienne lui en parler, au cas où il serait possible de trouver une solution..

Il était très beau et très grand. Petite, la grandeur était quelque chose qui me fascinait. Quand il me prenait sur ses genoux, je disparaissais complètement dans ses bras. Pour moi, c’était le summum du sentiment de sécurité. Je suis tombée follement amoureuse de lui. Mais du haut de mon jeune âge, je me suis vite rendu compte qu’il y avait « incompatibilité », aussi ai-je voulu qu’il devienne mon grand frère. La encore, on m’a annoncé que ça n’était pas possible. J’ai beaucoup pleuré et suis allée me plaindre auprès de lui. Il m’a expliqué que les adultes ne comprenaient jamais rien et que c’était lui et lui seul qui pouvait décider d’être mon grand frère ou non. Dans le plus grand secret, je suis devenu sa petite sœur…
Comme je mangeais très peu, il avait trouvé plein de bonbons de différentes formes, odeurs, couleurs. Il m’a demandé de l’aider car il était incapable de savoir lequel était le meilleur.
J’avais vraiment peur du noir. Mais, sur les habits seulement… Il m’a dit que j’étais une petite étoile et que c’est seulement sur le noir que les étoiles peuvent briller. J’ai enfin accepté de porter mon pyjama noir, pensant que dans la nuit, je deviendrais lumineuse.

 

Je ne vous raconte que ces anecdotes d’enfant parce que lorsque je l’ai connu, j’étais une enfant. Après, je ne l’ai plus jamais revu. J’avais simplement des nouvelles par sa mère. Cela m’a beaucoup manqué, mais je repensais à tous ces moments merveilleux à ses côtés. Surtout qu’il n’a guère changé par la suite. Il est devenu un homme débordant de poésie, de sensibilité et de chaleur humaine. Malheureusement il a été très souvent incompris et méprisé pour sa différence. Il en a beaucoup souffert. Au point de se refermer sur lui-même, de ne plus voir personne et de finir par s’ouvrir les veines. La vie s’est accrochée à lui, mais il a reçu toujours plus d’incompréhensions et de jugements… Pourquoi les gens se sentent-ils obligés de critiquer ce qui est différent ? Il ne faisait de mal à personne ! Mais, je pense qu’il renvoyait bien trop d’amour et d’altruisme. Face à des personnes qui en sont incapables elles-mêmes, c’est fatal…

Et là, hier, il a décidé d’aller s’asseoir sur un nuage pour ne  plus jamais en redescendre…

                                        A Thierry avec tout mon amour de petite fille que j’ai toujours.



27/03/2013
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Fiançailles parfum piti renne

 

  Il était prévu aujourd’hui que je vous parle des cosmétiques non testés sur les animaux et éventuellement BIO. Bon… j’ai un poil de retard dans les recherches et tout. Imaginez le côté fifille-fofolle-futile, obsédée par tout ce qui touche au tartinage de tronche, et vous vous retrouvez face à une nana infoutu capable de prendre de gentils renseignements sur les site internet et qui a la place, bave devant chaque produit. Voilà, c’était moi cette après-midi… Donc, je vous ferais ça dans quelques jours.

 

Par contre, du coup, je vais vous causer de mes fiançailles… Je vous ai dit que j’étais fiancée ?? Non mais, comprenez-moi, les premiers jours c’est un mot magique que l’on a envie de prononcer à chaque bouffée d’air qu’on inspire !! Donc voilà, je suis fiancée *oui, bon ok, là je sens que vous avez compris…*
Mais me direz-vous, plutôt que de radoter et de faire un bruit de fond comme un vibro avec des piles à plats, dit nous comment tout ça s’est passé !!! *Ouais, alors maintenant je me mets à parler à votre place… Les fiançailles rendent skyzo…*. Alors, les choses se sont passées comme suit :

ChouQuiN’étaitPasEncoreLePlusHeureuxDesHommes, heureusement que maintenant il l’est, ça rendra son pseudo plus court, me parle innocemment sur facebook. Je ne vous retranscrirais pas la conversation de folie que nous avons eue, parce que moi aussi j’ai le droit à une vie privée, mais grosso modo ça a donné « Bon ben on va se fiancer ! ». 

 

Hum… je sens que c’est un tantinet court là… Et que tout cela mérite plus amples explications. Comme le savent (plus ou moins) ceux qui suivent ce blog, je suis malade et ma vie n’est pas toujours des plus simples. Aussi, j’ai décidée de vivre ce que je peux pleinement. Et avec ChouPatient nous avons eu pas mal de passages assez compliqués et éreintant à passer dans notre si courte vie de couple. Nous avons réussi à rester ensemble malgré tout mais, en nous disant que si on essayait, c’était dans l’optique de rester toujours ensemble. Et là, nous traversons ensemble main dans la main toutes les épreuves auxquelles je suis confronté. Nous en avons donc conclu que tout cela nous avaient beaucoup lié et qu’il ne nous restait rien de plus à faire pour se prouver mutuellement que l’on tenait l’un à l’autre. Plus rien, sauf le côté « sacré ».
Pour moi, les fiançailles ne sont pas qu’une histoire de bague et de blabla avec un genou à terre. Je vois ça plutôt comme une preuve que je « sais ». C’est aussi l’évidence que maintenant c’est lui sans plus aucune forme de retour. Je serais toujours attachée à lui quoiqu’il puisse arriver. Même s’il on se sépare. Voilà toute la porté émotionnelle que je donne à cet acte…

 

Donc là, une fois que nous avons bien discuté de tout cela via le tchat, nous nous sommes fiancés sur facebook. Bon, là tout de suite ça fait moins rêver, mais je n’aime pas tout ce qui est très conventionnel. Déjà à mes premières fiançailles *oui, là c’est une récidive* avec mon PapaPoule (qui à l’heure actuelle s’est transformé en mon meilleur ami/grand frère. Quand je vous dis que pour moi les fiançailles créée un lien à vie…) nous nous étions fiancés dans un bar à bière sous les yeux humides de ses parents, pendant que moi je me marrais comme une dinde alors qu’il me passait la bague *les situations à haut potentiel romantique me font poiler comme jamais*. Alors là, sur facebook, c’est à nouveau des fiançailles comme je les aime !
J’ai d’ailleurs eu un piti renne de fiançailles parce que la bague ne m’intéressait pas plus que ça…

 

Photo du piti renne de fiançailles :

 

 

Mais plus tard j’ai quand même eu une bague. Une très jolie bague que j’affectionne grandement mais que je ne porte pas au bon doigt. Déjà parce que ce doigt là est riquiqui chez moi et que la bague en 52 est trop grande, mais aussi parce que je préfère. Donc à l'heure actuelle elle est sur mon doigt du milieu *si quelqu'un connait son nom à celui-là... Oui, je sais : à 28 ans je ne connais toujours pas les petits noms de mes doigts, chacun ses tares !!*. Allez comprendre…
Pour l’instant nous ne pensons pas au mariage, mais par contre, moi, j’ai déjà trouvé ma robe !!

 

"Ma" robe style meringue cramée parce que le blanc, très peu pour moi... :

 





23/01/2013
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Tout ce que les gens en difficulté pensent mais, n'ont jamais osé dire à leurs "amis"...

 

 

 

 

  Aujourd’hui, je voudrais que ce texte me permette d’enfin extérioriser tout ce que j’ai sur la patate mais aussi, qu’il serve à tous ceux d’entre vous qui ont déjà été face au mur de l’incompréhension de leur entourage. Une sorte d’exutoire collectif en quelque sorte ! Je sais que je ne suis pas seule dans cette situation où vous vivez quelque chose d’assez grave pour vous pourrir la vie et que vous vous sentiez seul et démuni face aux réactions peu appropriées des autres.

 

Donc, quand ça va mal pour une quelconque raison (maladie, deuil, suicide, problème d’adaptation dans la société, etc…) nous ne nous attendons pas à ce que tout le monde cesse de vivre pour venir geindre de concert avec nous. Ça serait ridicule et totalement infécond. Par contre, un vrai « comment vas-tu ? » avec une véritable attente de la réponse serait le bienvenue. Je ne parlerais que de mon cas puisque c’est ce que je connais le mieux ! Je suis malade depuis quelques années maintenant. Et bien, je puis vous dire que les réactions des gens sont dix fois plus éreintantes que la maladie elle-même !

 

Je suis fatiguée des « Comment ça va ? » de politesse auxquels je répond invariablement par un laconique « je suis fatiguée » ce à quoi six fois sur dix l’on me répond « Ah bon, pourquoi ? ». Alors dans les bons  moments, je réponds patiemment « je suis malade, comme toujours depuis bientôt cinq ans… (au cas ou tu serais passé à côté de la nouvelle…) ». Mais, quand je suis vraiment mal et que cela fait plus d’une semaine que je vais aux toilettes plus de vingt fois par jour en ayant l’impression d’avoir une tourista carabinée doublé de sang qui jaillit de partout d’où l’on ne voudrait pas, j’ai simplement envie de répondre « Pourquoi tu me poses la question ? Il est visible que tu n’en a rien à foutre de la réponse, sinon tu aurais retenu depuis longtemps ! ».

Non, la bonne réponse c’est (quand on est ami proche et que l’on sait de quoi l’autre cause) « Ah mince, tu vas plus mal ? ». 

 

C’est vrai que bien souvent les gens ne veulent pas aller plus loin dans le questionnement de peur que nous leur déversions sans fin nos malheurs dans le tuyau de l’oreille. Je ne dirais pas que cette attitude pue la bienveillance, mais il est vrai que, certaines personnes peuvent être relativement casse-burnes quand elles vous racontent leur vie. Pour ma part, je suis d’un positivisme acharné. Je dis les choses vite fait, et hop on passe à autre chose. Donc, rien à craindre niveau « bureau des pleurs ».

Autre chose aussi. L’on me demande souvent ce que je fais de mes journées… C’est d’une indélicatesse et d’un mépris profond (surtout quand c’est demandé avec une pointe d’ironie). Est-ce que je vous demande ce que vous faites vous, quand vous avez un thermomètre coincé dans le séant ? Alors pourquoi, on me le demande de manière aussi abrupte à moi hormis pour me faire comprendre que l’on ne croit pas à ma maladie… « Mais, je glande ! Pourquoi, que pensez vous que je fis d’autre ?!? ».

 

De plus, malgré mon jeune âge, qui devient avancé, je suis devenue assez blasée socialement. C’est-à-dire que je n’attends rien de personne. Tout ce que je j’attends, c’est que l’on ne m’emmerde pas. Quand les gens sont gentils et qu’ils me donnent quelque chose, je prends et j’essaye de rendre la gentillesse autant que faire ce peu. Mais, j’ai appris très tôt  que je vis dans un mode d’égoïste. Par contre, ma mère a plus de mal avec cette notion… Elle, c’est le genre à compatir sans arrêt pour tout le monde dès qu’on lui raconte une petite merde. Elle est le style à mal dormir quand elle s’inquiète pour ses amies. Comme la fois ou une « amie » est devenue hystérique (et irascible) quand elle a pensé avoir un cancer. Elle n’étais sûre de rien que déjà elle partait en live sur toutes les misères qui allait l’attendre et sa fatigue illimité. Au final nous avons eu le droit à un beau cancer fantôme pour lequel ma mère s’est inquiétée pour rien ! Idem quand il y a eu un problème avec leur môme qui s’était fait tabassé. Ma mère a suivi leur inquiétude de près. Tout ça pour se ramasser dans la gueule quand moi, j’ai quitté ma scolarité pour faire des cours par correspondance : « Nous au moins, nous n’en sommes pas encore à prendre le CNED ». Hahahaha, Dieu que nous avons ris de bon cœur ! Vive le soutien et l’empathie ! Il y a eu aussi la fameuse fois de l’accident. Pour mon accident de voiture, c’était marrant, nous avons eu le droit à la petite blaguounette de la journée. Par contre quand c’est son homme qui a eu un accident, alors là, les plaisanteries n’ont plus eu cours…. Je continuerais bien comme cela dans les exemples car ils sont nombreux, mais je pense que vous avez bien compris le délire… !

 

Tout cela pour dire, que moi, ça me déchire le cœur quand après toute cette inquiétude stérile pour les autres, l’on dit à ma mère « qu’il est inutile de s’inquiéter » pour ma maladie. Non mais, quelle personne sensée dit à une mère de ne pas s’inquiéter pour son enfant ?? Quel monstre sans cœur serait ma mère, si elle continuait de faire son petit jardinage plutôt que d’être à mon chevet à me veiller pendant que j’étouffe sous les crampes intestinales et les nausées, recouverte de sueur ? Après des veillées pareilles, nous nous attendrions à un tout petit peu de compassion. Plutôt que des phrases bateaux et surtout emplies de stupidités du style : « Le soleil brille, les petits oiseaux chantent et les fleurs poussent : il ne faut pas l’oublier ! ». Ou encore la savoureuse phrase que tout le monde ferait mieux d’oublier plutôt que de la seriner à toutes les sauces, dans des moments malvenus : « Après la pluie le beau temps ! ». Diantre, le prochain connard qui me l’a sert celle-là, il n’aura pas intérêt à venir frapper à ma porte le jour ou son conjoint mourra ou son enfant se suicidera, ou que sais-je encore !

 

Je ne comprends pas ce manque de tact et de délicatesse. Ou tout simplement, ne serait ce pas un manque d’amour envers son prochain ? Parfois je tends à croire que ces phrases, dites chez certaines personnes, ne sont que le reflet de leur méchanceté condescendante. Parce qu’on le sait que la vie continue et qu’il y a de belles choses. Je suis la première à en profiter et à dire qu’elles existent. Mais, cela ne fait pas tout. Nous avons beau voir les merveilles et nous occuper du sort d’autres qui sont mal aussi, ou nous occuper de l’environnement (qui part en sucette aussi), ou de la protection animale ; enfin, sortir de notre bulle quoi, ça n’est pas pour autant que nos maux disparaissent… Et il faudrait aussi cesser de confondre humour et sarcasme… L’humour c’est le fait de faire de la dérision sur soi-même. Le sarcasme qui s’apparente à de la méchanceté, c’est rire de ce qu’il se passe dans la vie des autres. En d’autres termes : c’est du bête foutage de gueule…

L’amitié généreuse et bienveillante serait attendue… Mais peut-être, certaines personnes sont dans l’impossibilité émotionnelle de l’a donner.

 


17/08/2012
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Une maman c'est de l'or

   Mes pauvres ami(e)s, je vous ai quelque peu délaissés ces derniers temps. A vrai dire, je n'ai pas eu grand chose de bien palpitant à vous raconter. En fait, parce que je ne peux pas toujours taper dans la déconnade et que là, j'ai eu un ennui assez important avec ma grand-mère qui est à l'hôpital et ma propre maladie qui ne me laisse guère de repos *et encore moins l'envie de me marrer*.

 

Donc, aujourd'hui, pas de comique. Simplement une petite envie de vous faire partager la petite grisaille de ma bulle toute rose... En fait, j'ai un petit coup de mou par rapport à ma mère. Elle se sent seule et désespérée face à ma maladie galopante. Et cela me rend triste et me donne un petit sentiment de culpabilité. En fait, je me rend compte que personne dans son entourage n'a l'air de percuter, et de s'intéresser, à ce qu'elle vie. Elle a rarement quelqu'un qui va lui demander de mes nouvelles. En fait, on ne l'a prend pas au sérieux (tout comme moi-même quand j'en parle...).

 

Je crois qu'elle aimerait beaucoup recevoir un petit mot de compréhension. Une petite attention. Ou une phrase telle que "étant mère moi-même, je n'ose imaginner l'angoisse que tu peux avoir". Non, elle a simplement eu une fois, une de ses amies qui lui a dit : "bien je préférais avoir une fille malade comme la tienne, plutôt que la mienne qui vit avec un musulman.". Avec ma mère, nous en avons rigolé mais, ça n'était vraiment pas drôle et cela a bien prouvé à quel point l'amie n'avait rien compris de la situation. Et puis, c'est choquant ! Comment peut-on dire à quelqu'un "je préférerais avoir ce que tu as" quand on sait que la personne ne se sort pas de la situation dans laquelle elle est ?

 

Enfin voilà, ce petit article sur l'impression de solitude de ma maman. Même si elle ne le lira pas, je voulais simplement laisser une trace quelque part pour dire que je trouve ma mère admirable face à moi et ma maladie. Je suis heureuse qu'elle s'occupe de moi comme cela et je lui suis profondément reconnaissante pour tout ce qu'elle a déjà fait pour moi et enduré par la même occasion. Même si nous sommes seules dans ma bulle de souffrance et d'angoisse, au moins, nous sommes toutes les deux, et ça c'est un grand soulagement.

 

Merci maman.

 


29/05/2012
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Le syndrome Blanche-Neige

 

  Il était une fois une princesse un peu cul-cul qui rêvait au Prince Charmant tout en faisant le ménage pour ses amis les 7 nains *rhan la bonne poire*, en chantant avec tous les bestiaux de son entourage. Un rien l'a rendait heureuse. Il ne lui manquait plus qu'un brave Prince pour lui apporter le reste de félicité qui lui manquait ainsi que sa protection. Cette crétine chantonnante et balayante se nommait Blanchette *comme la biquette quoi...*.

 

Toute à ses occupations, elle vit un charmant Prince arriver sur son cheval rose à crinière violette *ouais, j'en ai un peu ma claque des équidés bêtement blancs… !*. « Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau ! » s'extasia t-elle.  Ainsi débuta péniblement leur idylle. La seule ombre au tableau de cette charmante histoire, était la présence d'une affreuse sorcière, qui était jalouse et possessive en diable.

Un jour, la vilaine sorcière vint attaquer le Prince Charmant chez lui pendant son sommeil. Le pauvre Prince n'était pas vraiment en position pour se défendre aussi perdit-il cette nuit-là, un bras, un œil et une moitié de cerveau.

Quand Blanchette le vit, elle fut épouvantée.

« Mon ami, lui dit-elle, vous devez vous venger ou tout du moins avoir réparation pour ce mal ». Il lui répondit que pour le moment il ne s'en sentait pas capable. "Je suis trop mal, je souffre le martyre ! Je vais mouriiiir !!! Vous ne voudriez pas me préparer une petite infusion...?". Blanchette insista en mettant en avant que la sorcière pourrait recommencer. « On verra cela le moment venu. » Déclara t-il. Dans l'après-midi, ce fut Blanchette que la sorcière alla voir. Elle se fit passer pour une amie, l'emmena à l'écart et l'a poussa dans un puit." Tiens, sale pouffiasse ! Croupir là-dedans te fera le plus grand bien. Et puis, ne compte pas sur ton beau parleur pour te tirer de là... Je sens que j'ai une boule dans le sein qui augmente et me fait un mal absolument innimaginable ! C'est de la folie !! Il sera bien trop occupé à se ronger de souci sur ma mamelle pour s'occuper de toi...".


Malgré tout, le Prince voyant qu'un truc clochait et manquait un peu à son univers, il partit à la recherche de Blanchette. Après quelques temps, il réussit à la retrouver. « Mais que faites-vous dont là-dedans ? » s'enquit-il interloqué.

« A votre avis ??? Je suis venue faire le recensement des araignées de ce puit !!  Lui répondit-elle un tantinet irrité par tant de connerie flagrante.

C'est votre pote la sorcière qui m'a poussée là, et je ne sais pas comment en sortir. »

Le Prince était bien embêté, mais il ne savait pas trop comment procéder. « Bon, je vais réfléchir à un moyen de vous sortir de là. En attendant, j'étais venu vous voir pour vous relater une terrible infamie. J'ai ouïe dire que l'un des nains avait relaté un de mes faits que justement je n'ai pas fait. Il a menti à mon sujet !! 

  - Heu, mon Prince, je ne veux pas vous contrarier, mais vous êtes vous-même connu pour être quelque peu menteur… Alors bon, ça n'est pas pour un petit mensonge que pour une fois vous n'avez pas fait que c'est forcément la peine de rager de la sorte…

 - Mais vous ne vous rendez pas compte, s'égosilla t-il, je n'ai dit que 3506 mensonges et d'un seul coup je me retrouve avec 3507 mensonges sur le dos. Non, ça n'est pas tolérable. Il faut que j'aille trouver le malotru. Mon honneur est menacé. Mon honneur est en danger. Mon honneur a été bafoué !!! Je demande réparation ! Qu'on le pende haut et court ! A l'attaque !!!! Conclut-il en hurlant. »

Ainsi le Prince s'en alla réclamer des excuses en laissant Blanchette seule au fond de son trou. La seule chose qui la rassura, c'est que si pour un si petit mensonge le nain prenait une telle raclée, à ce train-là, la sorcière se ferait éviscérée en moins de deux.

Une fois revenu, il était plein de fierté d'avoir obtenu ce qu'il voulait.

« - Voilà une bonne chose de faite… J'ai horreur de passer pour un gland ! Se réjouit-il.

  - Ah…, grand bien vous fasse. répondit platement la Princesse. Et pour la sorcière, que fait-on ?

  - Mais, c'est obsessionnel chez vous ! Il me semble plus important de m'occuper de vous avant tout autre chose. Il faut que vous alliez bien.

  - Je ne voudrais pas avoir l'air d'en demander trop, mais tant qu'elle pourra nous nuire, je n'irais pas bien…

  - Chaque chose en son temps, vous voulez bien ? »

Il tenta de la sortir de sa prison, mais n'y parvient pas. Il pris la décision de lui envoyer un petit panier avec de la nourriture et de l'eau ainsi qu'une lampe de poche. Il en conclut qu'en attendant mieux, c'était une bonne chose de faite.

Plusieurs jours passèrent et Blanchette était toujours au fond du gouffre. Quand le Prince vint la voir, elle se renseigna :

« - Alors, vous avez réussit à vous débarrasser de la sorcière ?

 - Non pas exactement, mais cela fait plusieurs jours que je ne l'ai pas vu. Et elle ne vous a pas embêté non plus ? S'enquit-il plein de bonne volonté…

  - Je crois qu'elle aurait du mal à me faire quoique ce soit maintenant, surtout au vue de ma position… Ironisa t-elle.

  - Alors je pense que le mieux c'est de l'ignorer. Si nous ne l'a provoquons pas, elle ne nous ferra plus rien. Répondit-Il avec son sourire le plus rassurant.

  - Mais, et votre honneur, et le mien ??? Elle m'a tout de même insulté et balancé au fond de ce puit, et vous, c'est de sa faute si vous n'avez plus votre bras, votre œil et une moitié de cerveau… C'est tout de même grave tout cela !

  - Ecoutez, parfois il faut savoir passer par-dessus la bassesse des gens. Prétendit-Il de façon fort philosophique. »

Blanchette enragea intérieurement. Ah pour les trucs débiles il avait vraiment de l'énergie à revendre, mais pour le reste il était aux abonnés absents. Il était bien mignon, mais qu'est qu'il pouvait être poltron face à cette sorcière. Que pouvait-elle attendre d'un Prince Charmant qui ne savait que remettre à leur place les nains ? Avec ça, elle n'irait pas loin. On avait connu mieux en matière de protection de sa personne et de son honneur. Au final, on est jamais mieux servit que par soi-même…

Les jours suivants, le Prince n'ayant toujours pas trouvé de solution à cet épineux problème, il décida de l'a laisser dedans.

 « - Vous comprenez ma mie, je n'arrive pas à trouver le moyen de vous sortir de là, donc le mieux c'est de ne rien faire et attendre que ça passe… Expliqua t-il tout penaud.

  - Attendre que ça passe ??? Mais je ne vais pas pouvoir rester dans cet état !

  - Ne vous inquiétez dont pas tant, je ne vais pas vous abandonner. Je vais vous apporter des choses tous les jours pour votre confort et pour que vous soyez heureuse.

  - Être heureuse au fond d'un trou ?!? Mais, vous avez fumé quoi ??? Ne serait il pas plus simple que vous alliez combattre la sorcière et par la même occasion lui arracher un sortilège pour réparer ce qu'elle m'a fait ? Questionna t-elle.

  - Il va falloir réfléchir à cela. Mais j'ai peur qu'après elle ne recommence à nous faire du mal si jamais je vais la voir maintenant alors qu'elle a l'air de nous avoir oublié. » Tenta –til d'expliquer.

Ainsi Blanchette resta au fond de son trou avec les petits soins permanents du Prince Charmant.

 

« Tout ceci est bien charmant, mais au final, je suis condamnée à n'être qu'à moitié heureuse, et à faire comme si tout allait bien. » pensait-elle en son for intérieur. A ce moment-là, un bûcheron passa par là. Il se pencha par-dessus le puit.

 « - Y'a quelqu'un là-dedans ?

  - Oui, je suis tombée ici et je ne peux pas en ressortir. Auriez-vous l'obligeance de voir si vous pouvez quelque chose pour moi ? Supplia t-elle.

  - Vous voulez sortir de là ? Demanda t-il suspicieux.

  - Si ça ne vous ennuies pas… L'endroit est fort sympathique mais, j'ai un peu autre chose à faire de ma vie que de moisir seule dans le noir !

  - Ok, je vais mettre un tronc d'arbre et vous n'aurez qu'a l'escalader. » proposa t-il.

Une fois sorti, elle remercia chaleureusement son sauveur puis elle décida de changer de vie.

« Super ! Maintenant que tout cela est fini, je me tire et je vis ma vie pour moi-même plutôt que de jouer mes godiches de base à penser qu'un foutu Prince Charmant peut faire quoi que ce soit pour moi. Et puis, je vais changer Blanchette en Blanche-Neige, j'aurais l'air moins con !» Sur ces bonnes paroles, elle jeta sa jolie robe (qui était bien crasseuse après tout ça), tout son attirail pour faire le ménage, et toutes les fioritures qui lui servaient à se faire belle.  Elle enfila un treillis et parti avec la ferme intention de pendre l'autre mégère à un arbre.


Elle vécu ainsi longtemps, seule, mais heureuse, comblée et l'esprit libéré de ne plus sentir aucun danger prêt à la menacer. L'esprit en paix de ne plus crier sa souffrance pour que ce cri tombe lamentablement dans l'oreille d'un Prince Charmant sourd.

Elle vit en ne comptant que sur elle. Bon, de temps en temps, le bûcheron vient lui filer un coup de main pour certains gros travaux, mais ça, c'est une autre histoire...! 

 



10/05/2012
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Petite souris deviendra t-elle grande ?

 

 

  Elle avait rencontrée ce garçon comme ça, un jour. Une rencontre banale comme il en existe tant, mais qui, lorsque vous en êtes le protagoniste cesse d’être banale. Une rencontre simple, sans heurt, entre deux personnes simples qui n’attendaient rien de spéciale de cette collision frontale. Et puis, et puis…, le temps passant, ils se sont mis ensemble. Elle aime cette expression « se mettre ensemble »… L’image qui se forme dans sa tête c’est deux êtres bien distincts qui d’un coup deviennent siamois. C’est juste une image hein ! Elle n’a rien de la grosse psychotique obsédée par des envies de blocus humain autour de son petit ami.

 

Seulement au fur et à mesure des jours des problèmes se sont posés. Plus les choses avançaient, ou stagnaient tout dépend du point de vue, et plus elle avait l’impression d’être déshumanisée. Au début, elle avait l’impression que la Couleuvre était la maîtresse de son homme. Donc, par voie de conséquence, lui son chien. Et elle se retrouvait parfaitement dans le rôle du pouet-pouet pour chien. La boucle était bouclée. Mais plus le temps à passé, et plus elle a réalisé que le schéma n’était pas aussi simple que cela.  En fait, elle se retrouvait mieux dans le rôle de la souris de laboratoire et lui dans le rôle du savant fou qui tente de multiples essais cliniques sur elle…

 

Au début, la souris n’avait pas compris ce que le savant lui voulait. Il avait l’air gentil, il prenait soin d’elle. Et puis de plus en plus il se trouvait occupé par autre chose. Il venait moins souvent jouer avec elle. Même si le jeu était curieux : il l’a chatouillait avec un scalpel et elle devait lui faire confiance aveuglément… Elle se sentit abandonnée et reléguée à l’écart. Alors, elle se plaignit. Elle lui fit part de ses angoisses et de ses doutes lorsqu’il l’abandonnait ainsi, seule dans le noir.

Il en eu assez de ses plaintes et lui crias dessus. Il lui dit aussi qu’elle était trop jalouse, qu’elle imaginait des choses qui n’existaient pas. Il se moqua d’elle. Mortifiée, elle partit se réfugier au fond de sa cage pour se cacher. Ce jour-là, il lui inculqua la honte d’elle-même.

La souris eu alors peur de lui…

 

Quelque temps plus tard, alors qu’il venait jouer avec elle armé de son scalpel, la souris lui parla à nouveau. Rien n’avait changé malgré les promesses qu’il lui avait fait.  Alors, elle voulu tenter de comprendre ce qu’il se passait dans la tête du savant. Elle discuta, s’acharna, revint sur le sujet de multiples fois et de manières différentes. Rien n’y faisait. Il lui disait simplement qu’il changerait, qu’il comprenait, qu’il ne lui ferait plus de mal. Mais tout en parlant et en jouant, malencontreusement, il lui transperça la gorge avec son scalpel affûté.

La souris ne pouvait plus parler…

 

Encore plus tard, il revint. Elle pouvait constater que rien n’avait encore changé. Ne pouvant plus parler, elle se contenta de lui faire comprendre à travers son regard triste et ses pleurs qu’elle ne supportait plus cette situation douloureuse. Il lui dit qu’il changerait, qu’il avait compris, qu’il ne lui ferait plus de mal. Mais tout en parlant et en jouant, malencontreusement, il lui creva les yeux.

La souris ne pouvait plus voir ni pleurer…

 

Alors qu’elle l’attendait patiemment, elle se rendit compte à nouveau que la situation était fidèle à elle-même. Rongée par la tristesse, elle gratta le sol frénétiquement pour lui faire comprendre que quelque chose n’allait toujours pas. Il lui dit qu’il changerait, qu’il avait compris, qu’il ne lui ferait plus de mal. Mais tout en parlant et en jouant, malencontreusement, il lui coupa les pattes.

La souris n’avait plus la capacité de s’enfuir…

 

Bien plus tard, la souris souffrait de ses anciennes blessures, mais aussi des nouvelles qu’il lui avait de nouveau infligées. Elle ne faisait plus rien, ne réagissait plus. Il lui fit alors de nouvelles promesses. Toujours les mêmes. Ces promesses creuses de tout sens commençaient à lui faire mal aux oreilles. Elle n’en pouvait plus, de tout ces courant d’air qui l’a transperçaient comme des couteaux aiguisés. Mais heureusement pour elle, tout en parlant et en jouant, malencontreusement, il lui coupa les oreilles.

La souris n’entendant plus rien, ne pouvait plus être blessé par toutes ses promesses vaines...

 

La souris était fatiguée. Elle ne comprenait plus rien, n’entendait plus rien, ne voyait plus rien, ne pouvait plus aller nulle part, mais il lui restait sa mémoire et sa réflexion. Et là, elle compris que malencontreusement, le savant fou avait dit beaucoup de mal d’elle sans le vouloir. Quand il arriva près de sa cage, pris d’un remord, il lui avoua. Puis il lui assura qu’il ne lui ferait plus jamais aucun mal, et qu’il avait enfin compris. Mais, malencontreusement, il lui vomit dessus.

La souris se retrouva salie...

 

Et aujourd’hui, le savant se tient face à elle. Face à son petit corps de souris qui ne peut plus se défendre. Face à ses bouts de chairs salit par tout un tas de saletés accrochées dessus. Elle ne se tient plus, ne ressemble plus à rien. Mais un souffle de vie s’échappe encore d’elle. Voyant son état et comprenant que la situation est grave, le savant réfléchit 30 secondes. Puis il décide de re-jouer avec elle. Malencontreusement, son scalpel effleure son cœur. Le temps se suspend…

 

A votre avis, le savant lui transpercera t-il le cœur ?

 

 

Oui, il l'a fait... Tout ce qu'il lui a promis, tout s'est envolé. La souris équarquille les yeux de frayeur. Mais, il est trop tard... Le savant fou réalisant, retire vite le squalpel qui est planté en elle et lui dit : "Je suis désolé, je t'ai menti... Mais, je te jure, je ne recommencerais jamais. A présent, je vais réellement changer !!". La petite souris le regarde avec tendresse pendant qu'il lui fait cette belle promesse. Puis, ses yeux se ferment à jamais...

 

 


01/04/2012
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Lendemain de Saint-Valentin...

 

  … c’est la merdasse !!!

Que je vous fasse un joyeux tableau de ma romantisch life (je vous assure, ça vaut le coup d’œil !). Je vais vous faire une vue d’ensemble avec la moitié d’actuel, les moitiés d’ex, les ex complets, les carrément oubliés et les fantasmes inassouvis. *Whoula ça en fait du peuple !!! Mais, non, ils sont tous taillés dans le même modèle*.

 

Alors il y a eu le merveilleux mec qui était siii gentil. La preuve : il sauvait des vies ! Il était adorable, on sentait le bon gars qui ne ferait jamais de mal à une mouche. D’ailleurs quand ses collègues pompiers *ha, je ne vous ai pas dit qu’il était pompier ?!?* le vannais parce qu’il passait du temps au tel avec moi en me disant à quel point j’étais importante à ses yeux, il poussait sa gueulante et leur hurlait que je n’étais pas n’importe qui alors qu’il fallait respecter. 

Il avait une copine avec qui ça n’allait pas et qui d’ailleurs à déménagée rapidement. 2 ans à engraisser Orange tellement on explosait nos forfaits. Et puis, deux jours avant Noël un sms en réponse à l’un des miens : « T’es ki ? ». Heu… Coup de fil et là : «Bonsoir, je suis sa copine, tu es qui par rapport à lui ? Ne me mens pas, j’ai ton numéro de téléphone qui crible la facture détaillée de son tel. Il m’a dit que tu t’accrochais à lui, que tu étais ridiculement petite, pas très jolie avec un sérieux problème de poids et qu’en plus de ça, tu étais complètement névrosée et déséquilibrée. *N’en jetez plus !!* Moi, je suis sa fiancée qui va se marier avec lui dans 3 mois… ».

(Ouvre les yeux la bulle : tu encombres).

 

Il y a eu un autre mec. Tout aussi merveilleux *surtout au début…*. Alors lui c’était plutôt le trip « chaud lapin » qui remue la queue et les oreilles en parfaite harmonie ! Je me suis retrouvée en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, à partager son lit avec toutes les nanas bourrées de Paris. Bien évidemment tout cela était sans conséquences et sans importance pour lui. Trois ans à essayer de les dégager sans grand succès.

(Ouvre les yeux la bulle : tu encombres).

 

Ensuite, il y a eu la palme d’or. « On » m’a mise face à tout un tas d’épreuves différentes. Un peu comme dans un jeu vidéo, j’ai eu plusieurs niveaux ou il a fallu que je fasse preuve de mes talents de fighteuse !

« On » m’a préféré une ex complètement frappée.

L’ex en question passait son temps à le démonter *pas sexuellement hein, ne vous méprenez pas. Quoique vue comme elle était partie, je suis sûre qu’en insistant elle aurait pu, elle n’en était pas si loin !* à l’humilier, et surtout à faire du chantage au suicide « Si tu ne fais pas ce que je te dis, je vais me pendre avec mon porte-jarretelles, je t’aurais prévenu !! ». Plus de deux ans qu’il m’a fallu pour la dégager miss « je-ne-peux-rien-faire-sans-un-mec-collé-au-cul ». Qui soit dit en passant, à du pommé ses porte-jarretelles vus qu’elle respire toujours aussi bien, à quelques petits kilomètres de l’appart de « on ».

(Ouvre les yeux la bulle : tu encombres)

 

« On » m’a préféré une espèce d’écervelée, moche comme un gros poux.

Avec qui « on » avait rien en commun en plus, mais que c’était si amusant d’allumer et de prétendre qu’on voulait la sauter. En plus, Gros Poux était à deux didi de se pacser. D’ailleurs « on » a été invité à la fête mais, dans sa *maigre* loyauté envers son pote qui était le pacsé en question, « on » a décidé que c’était mieux de ne pas ramener sa fraise là-bas.  Quelques mois pour dégager « Madame-je-n’ai-aucune-moralité ».

(Ouvre les yeux la bulle : tu encombres)

 

« On » m’a préféré une voiture neuve.

Entre aller chercher sa nouvelle voiture neuve et m’accompagner à un rendez-vous médical qui me foutait les chocottes de ma vie (et à jeun par-dessus le marché « bonjour à toi, joli sol du métro ! Non, non n’appelez pas les pompiers, je vais me débrouiller ») ; la voiture a eu plus d’arguments que moi.

Bon, je vous accorde qu’il était beaucoup plus passionnant (et glamour) pour « on » d’aller chercher sa nouvelle voiture que de m’accompagner chez le gastroentérologue *ou plus prosaïquement, le « trifouilleur d’arrière-train…*.

(Ouvre les yeux la bulle : tu encombres)

 

« On » m’a préféré la clope.

Séquence émotion : j’ai eu mes deux grands-parents et unique vue que je n’ai qu’une mère et pas de père… Bouhhh !! *Ouais bon, écrases Causette !* qui sont morts d’un cancer lié au tabac. Donc, j’ai un peu de mal avec cette substance mais plus particulièrement avec les gens qui sont complètement accro. Et puis, comme vue dans l’article précédent, ça fait ronfler et ça me flingue mes charmantes nuités. Presqu’un 1 an et demi pour que « on » décide que ma quiétude était plus importante que son substitut de « téton maternel ».

(Ouvre les yeux la bulle : tu encombres)

 

Si l’on regarde bien, je régresse d’années en années… Au début, on m’a mise en concurrence avec une fiancée, puis avec des nanas bourrées, puis avec une ex *qui ressemblait à un détritus ambulant, mais bon, ça reste un être vivant…*, puis avec un M&M’s géant *mais ça n’en restait pas moins un être vivant, encore !*. Et d’un coup, je chute à me retrouver en compétition avec une putain de caisse et des clopes !!!  Whoooou, festival ! Je me sens valorisée ça fait peur...

 

  Quand la vie vous envoie des signes aussi clair que vous encombrez un peu trop l’espace que vous occupez, ne serait-il pas le moment d’ouvrir les yeux et de se dire que devenir lesbienne serait la meilleure échappatoire ?!? Ou, devenir une mémère à chats… Va savoir ! *mais faut pas pousser mémé dans les orties, hein !*

 

 


15/02/2012
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