Pouffe mais, point trop n'en faut !

Pouffe mais, point trop n'en faut !

Mon neurone me dit...

Parce que l'on ne peut pas passer son temps à être futile...!


Mariage dans un marécage. Ours & Chat en guest.


  
Quand je suis amorphe, je regarde des trucs débiles. Soit pour me vider la tête, soit parce que je suis tellement dans les vapes que, de toute façon, je n'arrive rien à comprendre de vraiment intelligent ! Donc en trainant mes guêtres (et ma douleur) sur Youtube, je suis tombé sur "La robe de ma vie". Grosso modo, on suit des mariées dans l'essayage de leur robe avec tous les choix et les compromis qu'elles devront faire. Rien de folichon mais quand on aime les robes ça permet de rêver un chouïa et certaines vendeuses sont vraiment sympas. De plus certain cas sont bouleversants. Comme cette petite Mahdia...

Mahdia a 27 ans et souhaite se marier rapidement avec un petit budget. On apprend qu'elle speede un peu les choses parce qu'elle est malade et que du coup elle a pris conscience qu'il fallait faire les choses quand on en avait l'occasion... On comprend donc qu'elle a une maladie grave et incurable.
J'avoue que cet épisode m'a bouleversée. Par empathie, mais aussi par effet miroir. Je n'ai, du coup, pas voulu m'apesantir plus que cela et j'ai enchaîné avec un épidode de Profilage ! Seulement par la suite, j'ai vus une boutique qui me plaisait bien et j'ai décidé de farfouiller sur le site d'M6 pour en trouver l'adresse. Et, je suis tombé sur le forum. Et, j'ai fait la connerie de lire les commentaires. Et, j'ai lus deux commentaires concernant Mahdia. Et là, je suis tombé de 150 étages !

 

 

Altruisme, amour et compassion à profusion !


 
Je ne vais pas décortiquer ces messages, je vous laisse le loisir d'avoir votre propre ressentis sur la question... Par contre, je vais revenir sur cette notion de "bizarre" quand au fait de souhaiter se marier alors qu'on est malade. Parce que là, clairement, si je n'en parle pas, je vais faire un AVC ou un arrêt cardiaque instantané !

J'ai l'impression que pour beaucoup de monde, il n'y a pas 50 000 états :
   1- Pleine forme
   2- Malade momentanément. Et donc, au fond de ton lit MOMENTANÉMENT.
   3- Mort.

Voilà voilà... L'étape mort-vivant n'existe visiblement pas. Pourtant c'est pas faute d'avoir mis les zombies à l'honneur dans beaucoup de séries ces derniers temps !
Forcément dit comme ça, c'est un peu rebutant je vous l'accorde. Néanmoins quand on a une maladie longue durée voir, à vie, c'est ainsi que l'on se perçoit souvent... Vivre avec une maladie incurable, voir plusieurs quand on est chanceux *Je suis une petite veinarde, j'en ai deux ! J'vous nique TOUS !!!* cela signifie vivre H24 et 7/7 jrs avec. On ne voit plus que ça même quand on ne le voudrait pas. Toute notre vie se fait EN FONCTION d'elle et plus en fonction de nous et de nos petites envies. Il faut avoir conscience de nos faiblesses et des moments ou notre corps va nous lâcher tout en étant pas complètement obsédé par elles. On ne doit pas se définir comme malade alors que tout nous crie qu'on l'est. C'est un savant mélange de lâcher-prise et de conscience aigüe des limites qu'il faut réussir à avoir. Profiter de chaques instants ou l'on est "bien" (NB: le "bien" étant à des années-lumières du "bien" chez un valide...) en sachant qu'on en paiera le prix (souvent très salé) les jours suivants. Tous les matins quand on se lève, on doit faire le tour du propriétaire. Savoir ce qui cloche ou non, comment on va pouvoir faire la journée en fonction de la fatigue et des douleurs. On doit prendre ses traitements. S'occuper du matériel médical que l'on a chez nous, etc... C'est impossible de faire l'impasse là-dessus ne serait-ce qu'une seule journée !
Étre malade incurable veut dire que l'on ne peut plus être insouciant.
Maintenant que cette base essentielle est posée, nous pouvons passer à cette histoire de mariage...

Le mariage, pour la plupart d'entre nous, c'est un rêve. Ou tout du moins, une journée spéciale. Un événement hors-norme. Un espace temps à part entière dans une vie. Alors expliquez-moi pourquoi quelqu'un qui est malade et qui a déjà une vie, relativement, pourrie voudrait avoir à se passer de ça ?!? Pourquoi n'aurait-on pas le droit à ce jour comme tout le monde ? Juste parce qu'on est malade et qu'on va mourir plus tôt que la moyenne des gens ?
Bien à mes yeux c'est, au contraire, une raison largement valable pour avoir encore plus envie que les autres !! Se sortir momentanément de l'image de la déchéance progressive et de la mort, c'est primordiale. Plus que pour n'importe qui d'autre d'ailleurs ! Plus que pour ce genre de privilégié de la vie qui ne se rendent même pas compte de leur privilèges, justement, et qui sont uniquement capable de faire péter leur jalousie malsaine et pitoyable sur un forum minable ! Quand on est obligé (ou que l'on a envie tellement on souffre tous les jours) de penser à son enterrement, bien on a aussi envie de penser aux jours qui s'écouleront entre aujourd'hui et ce jour funeste.

Moi aussi j'ai envie de me marier. Parce que ça sera une belle journée. Parce que je réalise que je n'arrive pas assez à dire à mes proches à quel point je les aime.  Mes très proches on les comptent sur une seule main *d'ailleurs on pourrait même me couper des doigts sans souci* et malgré tout, je bloque pour leur montrer tout ce qu'ils m'apportent. Pour leur dire que c'est grâce à eux si je suis toujours en vie. Pour leur faire ressentir l'immense joie que j'ai quand je passe du temps avec eux. Je pense tout particulièrement à un Ours et un Chat qui sont deux putains de bout de magie dans ma vie !! Ils m'apportent de la quiétude et du courage chacun à leur façon. Et rien qu'à cause de ça, je n'ai pas le droit de dire que j'ai une vie de merde. On tente de vivre et pas seulement de survivre.

Bref, tout ça pour dire que le bonheur ça se crée même quand on patauge au plus profond d'un marécage. C'est même là, qu'il prend tout son sens...

                               

 


30/06/2017
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La confiance

    Comme à mon habitude, je suis resté longtemps silencieuse… Je pense que je ne serais finalement jamais une blogueuse très prolixe. Mais il me semble que ça ne serait pas bénéfique que je vous blablate uniquement histoire de faire vivre ce blog pour… 
Je voulais vous parler depuis un moment d’un sujet qui me tient à coeur. Un sujet qui m’a touché et me touche encore…

 



Si vous avez l’habitude de suivre mes trois malheureux posts par an, vous n’êtes pas sans savoir que j’ai été assez gravement malade. À l’heure actuelle je vais mieux. Beaucoup mieux ! Mais, on ne peut pas encore considérer que tout soit complètement rentré dans l’ordre. De plus ma fatigue accumulée depuis des années, n’a pas franchement tendance à disparaître comme ça par magie ! Mais, le but n’est pas de vous re-faire un speech sur la vie comme elle est dure et difficile… 
Je souhaite simplement redonner du baume au coeur à certain d’entre vous qui pourrait être dans une situation relativement similaire.
Pendant 8 ans j’ai couru de médecins, en thérapeutes, en hôpitaux, et en psys divers et variés. Pendant 8 ans, j’ai essuyé moult incompréhensions et jugements à l’emporte-pièce. De plus, quand les médecins ne savent pas, ils tendent à devenir méprisants, voir méchants assez rapidement. Vous ne devenez à leurs yeux qu’une chouineuse hypocondriaque. Qu’une emmerdeuse qui ne rentre pas dans la bonne case… Grâce à eux, je suis passé par de nombreuses phases de doute. Et si effectivement je n’avais rien ? Et si ça n’était que dans ma tête ? Et si je n’étais qu’une simple paresseuse qui se cache derrière une maladie imaginaire bien confortable ? 
Alors j’ai arrêté de courir momentanément frapper à toutes les portes. Et le jour ou je me suis mise à pisser le sang par les yeux, là une fureur m’a envahie. SI je SUIS malade. Je ne paye pas des consultations à 80€/100€ pour que l’on se moque de moi !! Et enfin, j’ai été reconnu malade. Enfin on m’a prise au sérieux. 

Ce jour là, j'ai enfin pu avoir à nouveau une "bonne image" de moi. J'ai cessé de culpabiliser...

 

Ne culpabilisez pas non plus par rapport à vos proches. Vous vous rendrez vite compte que votre entourage ne compte pas/ne sert à rien lors de maladies longues durées. Parce que déjà, eux ont leur vie. Et ensuite, parce que peu de personnes sont réellement proche de vous. Il n’y a qu’une infime partie de personnes qui pensent à vous ne serait-ce qu’une fois par semaine. C’est dans ces (longs) moments que vous vous en rendez compte… Mais même s’ils ne vous croient pas, même s’ils ne vous soutiennent pas, même s’ils ne sont pas là, PRENEZ SOIN DE VOUS ! Personne ne le fera à votre place ! Et vous pourrez être fier de vous. Vous aurez le droit de vous dire que vous avez survécus à tout ce mal par la seule capacité de votre esprit et vous devrez tout à votre courage. J’ai survécus à plusieurs choses. Et par le passé, quelque fois on m’avait dit que j’avais une volonté de vivre incroyable. À l’époque cela ne faisait ni chaud ni froid. 
Je puis vous assurer qu’aujourd’hui ma vision est radicalement différente !

Je suis vivante et je me suis battue pour l’être mais surtout pour le rester. Alors oui, je suis fière de moi !! Enfin… J’ai eu confiance en moi. Pour une fois, j’ai eu suffisamment d’amour envers moi-même pour avoir eu envie de m’écouter, de m’indigner pour ma peau. 
Et sincèrement si j’ai pu réussir à en arriver là, vous le pouvez aussi.

 



Je voulais aussi aborder un autre point beaucoup plus délicat… J’ai eu envie de me suicider. Et je l’ai dit. Parce que ma vie devenait tout bonnement invivable. Parce que la souffrance permanente vous tue à petit feu. Physiquement et mentalement. J’ai été face à deux personnes qui m’ont dit qu’elles me comprenaient. Qu’elles se sentaient impuissantes à ma souffrance, alors qu’elles acceptaient l’idée que je veuille ne jamais me réveiller. Aucune d’entre elles n’a pleurées devant moi ou ne m’a fait de « chantage à la tristesse ». L’une d’entre elles m’a même proposée son aide… Et ça, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ne m’a pas encore plus motivée à en finir. Non, ça m’a insufflé une envie de me battre toute neuve… Parce qu’on me comprenait. Parce que l’on ne me jugeait pas. Parce qu’on ne se mettait pas à ma place en me disant ce que je devais faire. Et surtout pas ce que je devait faire par rapport à elle… 
Alors, je ne vous dit pas « allez pousser tout le monde qui va mal au suicide », mais plutôt : écoutez la souffrance de l’autre pour de vraie, sans ramener la vôtre. Et donner tout son amour dans sa compréhension et son acceptation du choix de vie de l’autre, c’est être généreux et surtout c’est réellement montrer à l’autre que l’on a confiance en lui... 

Faites vous toujours confiance quoi que les autres puissent vous dire ou penser. Vous seul(e) savez se dont vous êtes capable. Vous seul(e) savez ce qu'il se passe pour de vrai dans votre tête et dans votre coeur. Ne marchez pas à la "preuve" parce qu'on vous le demande. C'est un jeu ou y laisse des plumes. Parce que vous finirez par avoir besoin de vous donner des preuves à vous même ! Et quand on en arrive là, il est parfois difficile de faire marche arrière tellement on a été loin dans le malsain/négatif.
Faites vous confiance...

 

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05/05/2015
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Une histoire de boules...

L'homosexualité, tout un sujet... Mais peut-être avant tout, une notion du Bien et du Mal... ?

J'ai eu l'occasion d'avoir une discussion avec
une personne proche, au sujet d'une jeune fille qui annonce à sa mère qu'elle est lesbienne. La personne à beaucoup rit de toutes les idées reçues que j'ai retranscrite non sans humour *et que vont penser les voisins hein ? Tu y as pensé aux voisins avant de te lancer "là-dedans" ?!?* . Néanmoins, je sais que cette personne n'est pas "fana" des homos et qu'elle trouve que d'un coup d'un seul ils ont pullulé dont ne sais où *se doit être à la mode comme les allergies au gluten, non ?* . Donc, pour cette personne, "Ok, ces gens là existent mais, moins je les vois et mieux je me porte". Hors cette mauvaise foi polie est très loin de me convenir !
Je ne me jouerais pas genre la Jeanne d'Arc des homos, mais je souhaiterais simplement soulever un point qui me semble tellement évident qu'il en devient transparent aux yeux de certain, selon mon ressentis...

Que nous ne soyons pas gay, lesbienne ou bi nous-même c'est notre droit le
plus strict *et vive la démocratie bordel !!!* ! Que les autres soient ce qu'ils veulent/peuvent être, c'est aussi leur droit le strict... Après pour le coup des gniards, du "naturel" etc etc, bon je vais laisser le pape et le pilier de comptoir en bas de chez moi en débattre ensemble ! Par contre, en ce qui concerne ce qui est Bien ou Mal, là j'ai envie de mettre mon grain de moutarde à l'ancienne.
Pour moi, voir :
 - une femme se faire violer dans une rame de métro sans réagir, ça c'est --> Mal !
 - un homme ramasser un oiseau blessé, ça c'est --> Bien ! 
 - une femme tabasser un Noir, ça c'est --> Mal !
 - un homme laisser son chien dans sa voiture en plein soleil, ça c'est --> Mal !
 - une femme aider un aveugle à traverser la route, ça c'est --> Bien !
 - un homme/femme embrasser un homme/femme sur la bouche, ça c'est --> ?

Pour ceux que je n'ai pas perdu en cours de route, qu'est ce qui différencie mes exemples ? D'un côté nous avons de la souffrance de l'autre nous avons du don de soi !
Alors faire preuve d'amour en donnant un baiser c'est quoi ? Hé oui, un don de soi ! Sauf qu'ici d'un côté il y a trop de boules et de l'autre il n'y en a pas suffisamment. Est-ce à dire alors que c'est la boule qui fait l'Amour ? Qu'est ce que l'on juge là précisément ? Un excédent de boules ou un acte qui ne représente aucune souffrance pour chacun des protagoniste ? Et puis d'abord : nous sommes qui pour nous donner le droit de juger ?

Alors je ne sais pas vous, mais moi, toutes ces histoires bien ça me fout les boules !!!

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03/06/2014
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Cicatrice ouverte

   Marie est une jeune femme qui physiquement souffre beaucoup. Lors de crises, la douleur est si intenable qu’elle voudrait que « ça » cesse. N’arrivant à trouver aucune aide auprès des médecins, elle sait qu’à chaque prochaine crise, l’envie d’en finir sera toujours plus forte. C’est dans cet état d’esprit qu’elle a expliqué à une « connaissance amicale » son envie de suicide. L’autre jeune femme n’a pas eu du tout la réaction escomptée et a même parlé de façon très négative dans le dos de Marie… Voyant cela et étant assez énervée que cette jeune femme fasse croire à une bienveillance qu’elle ne possédait pas, Marie a voulu la provoquer un peu sur fb pour qu’elle dévoile, enfin, le vrai fond de sa pensée en public. Le jeu était certes dangereux, mais il lui semblait nécessaire pour que les accusations cessent enfin.
C’est ainsi qu’elle a reçu, en réponse, des sarcasmes quant à la teneur de son suicide et cette phrase : « t'es même pas morte ? merde alors... ».

Sur le coup Marie n’a pas réagi. Elle s’attendait à une méchanceté ça c’était certain. Mais là, ces phrases ont quelque peu dépassé ses attentes ! Quelque chose a raisonné en elle. Une sorte de bouffée d’angoisse qui lui a fait penser que oui, effectivement, elle n’était pas encore morte. Malheureusement… Cela lui a rappelé comme un vague souvenir qui a fait un flash et est reparti aussitôt sans qu’elle ait le temps d’en comprendre la teneur. Si elle avait été seule face à ce message, elle aurait immédiatement sauté par la fenêtre sans réfléchir tellement l’oppression qu’elle avait ressentie avait été soudaine et intense. Cependant les jours suivant, elle a commencé à chuter de plus en plus. Ces nuits étaient pourries de cauchemars. Elle recommençait à ne plus manger, à boire et à faire d’autres choses qui ne font pas partis de la propagande « mangez 5 fruits et légumes par jour ! ». Cela la faisait culpabiliser de se dire que tout ça à cause d’une pauvre fille qui pétait les plombs puérilement sur la toile, elle se sentait si mal.
Puis un soir en étant prête à s’endormir, elle a explosé en sanglots. D’un coup, comme ça, sans raison. Puis, le souvenir est revenu et s’est transformé en flash-back…

Période 9/10 ans à l’école primaire :
Marie est revenu en classe après une semaine ou deux d’absence. Elle se trouve au milieu de la cour pendant la récréation parmi ses « petits camarades ». Elle est un peu perdue, mais comme n’importe quel enfant, elle pense à autre chose que les jours qu’elle vient de vivre. Mais des enfants viennent la voir et commencent à la harceler de questions… :
 - C’est vrai que ta tante a voulu mourir ?
 - Ça fait quoi de voir un mort ?
 - Hé mais t’es bête, elle était pas morte, elle a juste fait semblant de mourir ! C’est vrai hein ? C’est ça Marie ?
 - Et tu l’as trouvé comment ? Elle avait la bouche ouverte et les yeux qui tombaient comme dans les films ?
Oui, effectivement Marie avait trouvé sa tante qui avait pris trop de comprimés pour dormir. C’est ça qui lui avait expliqué les pompiers qu’elle avait appelés. Cependant, sa tante avait beau travailler à l’école, elle ne s’attendait pas à ce que « ça » se sache…
Pendant des semaines des petits crétins s’amusaient à venir lui demander tous les matins : « Alors ta tante n’est toujours pas morte ce matin ? ».

Voilà ce qui travaillait dans le cerveau de Marie depuis la réception du message de la demoiselle sur fb. D’ailleurs, elle ne sait pas si elle est choquée ou si elle a pitié, qu’une jeune femme qui a autour des 25 ans soit capable de proférer les mêmes paroles que des enfants de 10 ans qui n’ont pas conscience de la portés de leurs dires… En tout cas, Marie n’était nullement préparée à se retrouver encore maintenant, face à des personnes qui soient capables de tourner en ridicule un suicide.
Aujourd’hui, elle essaye de dépasser le choc de tant de méchanceté malsaine cumulée…


     Il faut toujours avoir conscience de la porté des mots que l’on utilise. Quand on arrive à un certain âge et surtout à un certain stade de maturité, il me semble qu’il devient inconcevable de balancer tout ce qui nous passe par la tête comme si nous étions en train d’hurler au milieu de la Pampa. Nous avons des êtres humains face à nous, des personnes avec leur sensibilité et leurs douleurs. Et si l’on se considère un tant soit peu comme un être humain digne de ce nom, nous devons travailler nos valeurs morales en société…

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03/03/2014
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L'Art méconnu de présenter des excuses.

   Un article et une vidéo sur Mademoizelle ont attirés mon attention... Une youtubeuse a fait une vidéo sur comment s'excuser après avoir tenu des propos discriminatoires ou blessants. Je vous mettrais bien évidemment la vidéo ci-après.
Il est vrai que blesser quelqu'un est d'une facilité déconcertante. Par contre, reconnaître ses torts et surtout présenter des excuses dignes de ce nom est tout de suite moins aisé ! Cette demoiselle nous décrypte toutes les âneries monstrueuses qui peuvent être dites. Donc, je ne ferais pas le perroquet derrière elle, sa vidéo étant on ne peut plus claire et complète. Je me contenterais simplement de faire un petit mémo qui résume à l'écrit. *Peut-être ajouterais-je quelques détails à ma sauce*

    - Ne pas chercher à analyser si la douleur de l'autre est "valable" ou non. C'est lui qui a mal, pas nous. Alors, on ferme son clapet et on ne se permet pas de porter un jugement de valeur qui ne ferait que rabaisser l'autre.

   - Se souvenir que l'humour c'est avant tout faire de l'esprit. Ça n'est en aucun cas des phrases ou l'on doive expliquer que "non ça n'était pas méchant". Si c'est mal interprété c'est que c'était méchant !

  - Ne pas confondre s'excuser et SE TROUVER des excuses. Dans un cas on reconnait pleinement avoir blessé l'autre. Dans le second ou essaye de démontrer que l'on "y était pour rien".

   - Il faut "vivre" ses excuses. Balancer un "désolé" avec l'air de s'en foutre complètement et le ton qui dit "voilà désolé et démerdes toi avec ça". Cela s'appelle... de la mauvaise foi ! Bingo !
   - Ne pas tomber dans l'excès inverse : balancer des excuses avec l'air pénétré à tour de bras. Puis continuer ses petites merdouilles dans le dos de la personne. Cela s'appelle... se payer la tronche de la personne !
   - Étape 1 : faire des excuses. Étape 2 : faire en sorte de réparer CONCRÈTEMENT son erreur et s'assurer que l'on donne à la personne  les moyens de pouvoir nous faire à nouveau confiance.

  - Arriver à avouer que l'on a fait quelque chose de mal.
En résumé : faisons preuve d'HUMILITÉ et de RESPECT. Et là, je pense que ça sera bon. *Et là, j'ai l'impression de passe pour une sorte de gourou à paillettes...*.

Voilà, mes conclusions... Sur ce, je vous laisse avec cette demoiselle et les sous-titres en français ;)


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16/01/2014
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Le jour où je me suis aimé pour de vrai...

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et alors, j’ai pu me relaxer. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment… Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime quand cela me plait et à mon rythme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.


Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison, et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe. Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois. Et cela s’appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse ! Tout ceci, c’est… le Savoir vivre. Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter. Du chaos naissent les étoiles.

Charlie Chaplin.

 

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29/12/2013
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Le courage de vivre

  Une phrase m’a sauté à la figure alors que je parcourais *d’un œil morne* mon facebook : « Le suicide n’est pas une solution » et « Le vrai courage, c’est le courage de choisir de vivre ». Bien bien bien…

Alors que le suicide ne soit pas « une solution » j’ai un peu envie de dire : vous êtes qui pour déterminer qu’elle est LA solution pour un autre être humain ? Attention, je ne prône pas le suicide dans une vie. Mais il me semble que nous sommes trop « petits » pour nous permettre de juger une personne qui l’aurait fait.
Il m'apparait que certaine personne considère cela comme une « facilité ». Je ne crois pas. Il ne me semble pas que les gens se suicident comme ça du jour au lendemain. Genre je me lève le matin et je me dis : « Tiens je ne sais pas quoi faire aujourd’hui… Ah bien, si je me suicidais ! En voilà une idée qu’elle est bonne !! ». Selon toute logique, la personne a souffert moralement ou physiquement pendant longtemps et au final, « ça » a lâché. Peut-on reprocher à quelqu’un d’avoir été à bout de force ? De quel droit se permettre de vouloir avoir une sorte d’emprise sur sa vie passée ?

 

Et cette envie de palabrer sur une mort qui, au final, ne nous concerne en rien, n’est-ce pas une manière de se rassurer sur le rôle que nous aurions peut-être dû jouer auprès de la personne ? Les « il/elle aurait dû se battre », « il/elle aurait dû demander de l’aide » sont à mes yeux qu’une misérable façon d’accuser une victime. L’aide ne se demande pas. Elle se donne… Et se battre quand on est seul à le faire est-ce si aisé ? Personne n’aime la « souffrance longue durée ». Au bout d’un moment, tout humain ayant son taux normal d’égoïsme fini par se détourner des situations qui ne le concernent pas directement.

Déjà, entre nous, combien d’entre nous tous ici pensons à envoyer ne serait ce qu’un petit sms RÉGULIÈREMENT à une personne que l’on sait aller mal ? Je parle des sms sur des années. Pas du simple sms parce que la personne va mal pendant 1 semaine suite à un gros rhume par exemple… Et ça n’est qu’un exemple !

 

Alors qui sommes nous pour savoir si la vie d’autrui est dure ou non ? Ça changera quoi pour la personne qui souffre de souffrir jusqu’à sa mort « naturelle » ? Nous, nous ferons quoi pour elle ? Nous lui offrirons une petite coupe en métal pourrie avec une petite inscription en lettres dorées : « Bravo, tu as été hyper courageux ! Tu as vécu dans la souffrance et l’amertume en attendant ton enterrement. Félicitations !! ». Qui essayons nous de préserver ainsi ? La vie de la personne ou notre petit confort personnel de savoir que la personne fait toujours partie, quelque part, de notre décor bien rassurant ? Égoïsme quand tu nous tiens…

   Bref, à mon avis parler de courage est une notion complètement indigeste. Parlons plutôt de ce que nous contrôlons nous : la compassion, le respect, et l’amour. Cela nous est déjà suffisamment difficile à priori…

Ps : À mon enterrement, je souhaiterais des roses orange/jaune. Et évitez de balancer de la terre ou je ne sais quelle autre cochonnerie avec mon cercueil... Des fraises tagada ça sera parfait ;) Merci par avance !

 


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12/12/2013
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Faire l'amour dans sa tête.

    « Je peux définir l’amour : l’amour, c’est la possibilité de se dissimuler dans un être, d’oublier qu’on existe (…). Je deviendrai normale pour garder son corps. Je garderai son corps. »
 
            Tiré de « Joséphine » de Jean Rolin.

  Pourquoi cette citation me demanderez-vous *les yeux brillants de curiosité* ? Et bien parce que lorsque je l’ai lu, j’ai été obligé de reposer mon livre tellement cette phrase m’avait coupé les pattes. D’un coup, mes neurones ont disjoncté et je n’avais plus la lumière à aucun étage *déjà, qu’habituellement j’ai les circuits qui vacillent sévère, alors je vous laisse imaginer* ! Donc, il faut que je le partage avec vous pour réussir à comprendre. Peut-être qu’à travers des mots écrits et réfléchis pouvoir bien intégrer cette nouveauté. Pour réussir à imprimer dans mon esprit que je suis en train de faire la paix avec l’acte d’amour…
Bien évidemment je ne vous parlerais pas du frottis frottas, au demeurant assez sympathique, cela ferait un tantinet vulgaire et vous n’avez pas besoin de ma contribution à ce niveau-là… Non, je souhaitais plutôt essayer de décrire mes sentiments. C’est un exercice de style sur lequel pas mal de monde s’est pété les dents avant moi. Donc, je ne vous promets pas d’être mieux… Simplement d’être moi *ce qui sera déjà pas mal*.

 

Pour moi, l’amour a toujours été un acte plus ou moins bizarre. Plus ou moins tabou. Plus ou moins dégueulasse… Non mais c’est vrai quoi ! Sortie de la sueur qui te scotche au corps de l’autre *et qui fait des bruits disgracieux d’éponges détrempés*, de la bave que l’on s’échange en litres, des cris bestiaux ou l’on se demande si l’on n’est pas en train de tuer la vache du fermier de chez mamie et de l’odeur de tigre que l’on aurait laissé macérer dans un sauna, bien… il ne reste plus grand chose ! Comme vous pourrez aisément le noter : je suis très fleur bleue…
J’ai tenu à citer cette phrase avant de commencer car elle représente, en mieux et en mots, les sensations que je puis avoir… Quand je faisais l’amour ce qu’il me manquait c’était cette impression de ne pas pouvoir être en entier à l’intérieur du corps de l’autre. J’avais une frustration aiguë d’avoir besoin de quelque chose qui était tellement grand et inhumain que je pensais que je ne l’aurais jamais. Et puis… un jour… j’ai  vus la lumière ! Naan, je blague *faut pas gobber tout ce que je raconte bande de petits foufous !* mon évolution a pris de nombreuses années et n’est certainement pas finie. Mais là n’est pas le problème car je pense qu’il est surtout bon d’être en accord avec soi-même à n’importe quel stade de notre évolution amoureuse et corporelle. Hors ça n’était pas mon cas. Donc, il y avait un souci…

Alors au fur et à mesure, j’ai accepté de me faire à l’idée que c’était une marque d’attachement comme une autre et non une sorte de « pacte » (je couche donc tu m’aimes, hein ?). J’ai plus ou moins compris que mon corps pouvait être beau dans les yeux et sous les mains d’un homme que je considérais merveilleux. Certains hommes arrivent à vous faire croire que vous êtes un substitut de poupée gonflable. Et puis, il y a les autres ! Ceux qui font de votre corps, de votre âme et de votre dignité un trésor inestimable… Là même mes bleus dans la tête disparaissent. J’ai enfin le droit de croire que mon corps à une justification à vivre : il doit m’aider à créer quelque chose dans l’âme de mon homme d’aussi grand que son corps à lui m’apporte *assures petit, me fout pas la honte !!!*. Tout mon esprit n’est envahi que par une montée d’amour exponentielle. C’est si fort que j’ai une sensation d’implosion imminente si je ne fais pas quelque chose pour le sortir. En moins de 3 secondes, je vous repeins la pièce et mon homme en rose barbe à papa *serais même pas surprise de postillonner des fleurs tiens…*. Et c’est arrivé à ce stade que je peux « m’oublier », ne plus ressentir le poids et l’encombrement de ce corps que je n’arrive pas à supporter. Mon passé, aussi douloureux soit-il, n’existe plus. Aux endroits où d’autres ont porté des coups, les baisers de l’homme viennent laisser une nouvelle marque plus jolie. J’ai l’impression que ces mains là pourraient reconstruire à elles seules ce que d’autres se sont évertué à briser. J’ai un nouveau corps sous ces mains. Je suis nouvelle. Petite créature vaporeuse née de et par l’amour des mains et du regard d’un homme. C’est beau et c’est angoissant à la fois car j’ai la frayeur que l’homme puisse voir le changement s’opérer sous ses yeux. J’ai l’impression qu’à l’instar de Cendrillon, je vais cesser d’être un petit crapaud et devenir une merveilleuse créature. Merveilleuse créature que je ne serais plus dès que l’homme se sera « déconnecté » de mon corps.

C’est l’homme en moi qui me transforme. Lui et moi créons une sorte de nouvelle personne qui exclus qui que ce soit d’autre. Je suis seule au monde accrochée au corps de l’homme qui n’existe que pour moi. Cet instant, personne ne pourra me le voler quoi qu’il puisse advenir par la suite. C’est mon trésor, ma propriété. Par son attente de ce que mon corps peut lui apporter, il me pousse à être la femme que j’ai peur d’être. Il m’oblige à lui donner une féminité que je me refuse à moi-même. Peut-être parce que je sais qu’elle ne me comblerait pas. Ou peut-être parce qu’elle me ferait trop honte… Alors que dans le reflet des yeux de l’homme, la honte est une notion qui ne signifie plus rien. Il l’a rayée de mon champ émotionnel. De quoi pourrais-je avoir honte avec quelque chose d’aussi pure que l’amour que je suis en train de ressentir à son égard ? Il n’y a que la légèreté de l’esprit qui soit de mise ainsi que la satisfaction de faire quelque chose d’unique qui ne se reproduira jamais exactement de la même manière. C’est cela qui est magique : savoir qu’il y a aura toujours des détails, des actes, des sensations qui seront obligatoirement différentes à l’avenir et qui permettront d’exprimer sa passion de l’autre de mille manières.

Se sentir désiré apporte tellement de satisfaction personnelle. Il me semble que c’est toujours une surprise chez moi. Comment peut-on avoir envie d’un corps que l’on a déjà eu ? J’ai l’impression de ne plus avoir de secrets à force, de ne plus avoir d’attraits. Trop vus, trop usée. Et pourtant… Alors il s’agit d’autre chose. Mais si je mets la situation en sens inverse, normalement, je ne me sens jamais lassée de l’homme que j’aime. Parce qu’il aura toujours un détail nouveau à m’apporter. Parce que je crois que je n’ai pas fini de le découvrir ou re-découvrir. Tout bêtement aussi parce que je ne cesse pas d’aimer le chocolat noir après des années à en manger, pourquoi en serait-il autrement de mon homme ? On continus de consommer ce qui nous apporte une satisfaction ! Hors rien que pour pouvoir me perdre dans son corps tellement je lui fais confiance, l’envie est vivante. C’est un peu une façon de lui « donner les clefs de la maison » et de lui dire « bon bien moi, je me tire, je te laisse prendre soin de tout ». Avant je sacrifiais mon corps pour avoir « la paix ». Maintenant je laisse l’homme le prendre s’il le veut. Alors oui, d’une certaine façon, je suis passive. Mais le plein accord en toute conscience est là.

     Au final l’amour c’est quoi ? Et bien à mon humble avis, cela dépend de ce que l’on fait et comment. Tout peut-être fait, rien est sale à partir du moment ou l’émotion est partagée équitablement. Il faut se sentir homme ou femme digne de ce nom, dans le regard de l’être aimé. Le moindre doute et cet équilibre fragile est à terre…Et vous, comment vous ressentez votre acte amoureux ?

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27/11/2013
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Viol trash vs. viol Bisounours

  N'arrivant plus à dormir pour je ne sais quelle obscure raison, j'ai décidée d'aller traîner mes guêtres sur le site "Le corps des femmes"... Pas forcément le meilleur endroit pour péter la joie et le positivisme... Ou peut-être pour se dire, parfois, qu'il y en a qui souffrent encore plus que moi. Quoique, parfois certaines femmes arrivent à vous transfuser un esprit combatif à travers leur réussite. Cela peut servir !

 

Hors, ce matin, je suis tombée sur l'article "Mon corps n'est pas un jouet". Rien que le titre m'a fait monter des sueurs froides. Peut-être parce que cela est en désaccord avec l'image assez triviale que j'ai de mon propre corps ? Bref, ceci étant dit, ce qui m'a le plus marquée c'est ce passage en particulier (même si je vous invite chaudement à aller lire le texte complet) :

"C’est le bordel. Je ne comprends pas ce qui vient de mon mal être de base, et ce qui vient du viol.
Oui, du viol. Oh, rassurez-vous, rien de théâtral. Juste un viol ordinaire, où l’on douterait presque de ma bonne foi. Oui, j’ai accepté de danser avec lui. Oui, je l’ai suivi dans une arrière cour. Mais non ça ne m’a pas plu. Et oui j’ai eu mal. Et non je ne voulais pas que ma première fois se passe comme cela. Et oui, encore une fois, je n’ai cessé de lui dire non."

Voilà, c'est là que j'ai été frappée, littéralement, par la réalité de certaines réactions suite au récit d'un viol...

 

Tout d'abord, petite parenthèse personnelle, j'ai noté que les gens ont nettement plus de facilité à vous dire "faire l'amour", "baiser" ou même "se faire sauter" que de dire le mot "viol" à haute voix. Beaucoup vous renvois l'image qu'un viol c'est honteux, mais il semblerait que le mot lui-même le soi ! Alors NON !!! Etre un violeur ça c'est trop la honte. Par contre, un viol c'est "simplement" un CRIME. Quand on parle de meurtre personne ne baisse la tête que je sache. Alors pourquoi pour un viol ça serait différent ? Parce que la victime est encore vivante et face à vous plutôt que morte 6 pieds sous terre ? Il me semble qu'il y a là un excès de pudibonderie mal placée... Et pour en revenir au témoignage de cette femme, oui il y a la différentiation entre le "vrai bon viol bien de nos campagnes" et le "petit viol tout mignonnet" que-d'ailleurs-on-tolère-le-terme-de-viol-pour-faire-plaisir-à-la-nana-qui-veut-faire-son-intéressante.

Sincèrement, ça me donne envie de vomir !! Et pourtant, ça ne peut être on ne peut plus véridique.

 

J'ai connu les deux. Un viol dans des couloirs sombres, avec un mec défoncé, de la violence, des injures abominables, des marques de coups, de la torture et une tentative de meurtre... Au moins ça dépote sa race, ça impressionne et ça fait "vrai". Un bon viol bien sordide comme on les aime !!
Par contre, j'en ai eu un autre dans une chambre d'hôtel. Sans coups, sans cris. Quelques injures mais bon, on entends parfois la même chose dans le métro ou en voiture , hein ! En plus c'était un homme que je connaissais. J'ai dit "non". Je ne voulais pas. J'ai eu mal. Mais ça, bien ça n'est pas très grave (dixit plusieurs professionnels de la santé et des proches). Pas assez trash. Le "viol" qui fait pitié quoi !
Assez parlé de moi... C'était uniquement pour vider mon sac déjà, mais aussi pour vous démontrer que je sais de quoi je parle.

 

C'est curieux comme la première question qui vient souvent c'est "tu as dit non ?". Mais franchement, nous ne sommes pas si connes, quand on ne veut pas on le dit... Pourquoi la question n'est pas plutôt : "Mais il n'a pas entendu cet enflure, quand tu lui as dit non ??". Cette question c'est du VRAI SOUTIEN. Ceci n'est pas de la CULPABILISATION détournée qui pue.
Parce que oui, pourquoi le violeur n'écoute pas le "non" ? Bien parce que s'il l'écoutait, nous ne parlerions plus de viol ni de violeur ! Tout bêtement !! Et aussi, parce que chez ce genre de personne, c'est la résistance, le refus qui est le moteur de leur excitation.
Là je crois qu'auprès de certaines personnes je vais casser un mythe : non les violeurs ne sont pas excités, comme les autres hommes, par de la lingerie fine et des fringues digne des plus grandes actrices de X. Ils sont excités par l'interdit, par le souci de domination et de destruction d'une personne.

Quant au côté théâtral, la peur ne passe pas toujours par le fait d'avoir un couteau de boucher sous la gorge... Prenez exemple sur les automobilistes. Dès qu'il y a un flic tout le monde écrase le frein *il y en a même certain on se demande s'ils ne vont pas enclencher la marche arrière...*. Pourtant j'ai rarement vus un policier avec la bave aux lèvres, matraque brandit au dessus de sa tête et fusil à pompe dans l'autre main. Pourtant la peur est là... Pour les viols c'est la même chose. Le mec n'est pas armé, mais il peut impressionner. De par la personne qu'il est vis à vis de nous et l'étonnement que cela nous procure. On ne s'attend pas à être violé par son père, sa mère, le voisin handicapé, le mec trop gentil en soirée, ou notre petit ami/mari... Cela leur confère donc un autre moyen de pression sur nous.

Cependant, ça n'est pas parce que l'on a pas tout le visage tuméfié que la douleur n'existe pas. Une intrusion non désirée c'est tout d'abord une énorme douleur vaginale. Puis c'est une énorme douleur psychique --> Comment quelqu'un qui est sensé m'aimer/m'apprécier à pu me faire une chose pareille ? Cela ne compte donc pas si ça n'est pas accompagné de marques bien visibles ? Le fameux "je ne crois que ce que je vois" ? Vive les cartésiens de merde !! La pression psychologique, la surprise, les manipulateurs, la culpabilisation sont pourtant des données connues !

 

Pourquoi les gens ont ce besoin de juger quelque chose qu'ils n'ont pas vécu ? Pourquoi donner une échelle de valeur, et donc un droit d'exister ou non, à la souffrance. C'est quoi cet esprit malsain qui veut que l'on raffole des histoires sordides ? La fascination du pire...

 

Photo venant du site : Foto community


30/06/2013
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Le plus choquant : une photo montage ou la réalité ?

 

  Suite à une image quelque peu choquante qui a été publiée (photo à voir à la fin de ce texte), il y a eu des protestations qui se sont élevées. A priori, il semble insensé de comparer les animaux aux êtres humains... Je ne suis pas franchement de cet avis.

 

Les animaux et les enfants sont les deux "espèces" qui ne peuvent hurler leur souffrance de façon à se faire clairement entendre et surtout comprendre. Je trouve cela malheureux que sous le prétexte du silence et de l'infériorité, on se sente en droit de leur faire subir ce que bon nous semble. Peut être que si le petit veau au lieu de vous regarder avec ses yeux remplis d’effrois se mettais à vous dire : "Hé connard, ça ne t'empêche pas de dormir de me faire souffrir de la sorte ?", peut être qu'alors vous pourriez, enfin, réagir en humain et non en homme... Malheureusement il n'y a que la menace et les explications longues comme le bras qui peuvent parfois aboutir à de la compassion. C'est à se demander combien il y a de kilomètres entre les oreilles et le cerveau... Et il doit y en avoir des milliards de plus pour atteindre le cœur...!

 

On parle aussi d'instinct maternel. C'est ce qui fait se dresser les cheveux sur la tête de ceux qui ont des enfants à la vue de cette photo. Savez-vous que les animaux aussi protègent leurs petits ? Peut-être ne les appellent ils pas par un petit nom affectueux *et bien souvent ridicule* comme nous les humains, mais eux aussi sont programmés pour que leur progéniture vive. Pour eux aussi, la perte de leur petit est contre-nature ! Bien évidemment vous pourrez me répondre que certains animaux mangent leurs petits ou les abandonnent. Certes... Mais, n'y a t-il pas des femmes qui battent, violent et tue leur enfant ? Chaque être vivant peut avoir des tares !

 

Les animaux accueillent souvent des petits qui ne sont pas de leur espèce. Pourtant, personne ne leur a expliqué "Ouais mais tu comprends, ce pauvre gosse est seul et il ne survivra pas sans toi !". Combien d'humain refusent l'adoption sous prétexte que "ça" n'est pas leur chair et leur sang ? Pourtant, c'est le même genre de personne qui emmerde les végétariens-vegans en étant très prompte à juger la cause animale comme pas assez noble et "importante". le petit Noir qui meure de faim, ça c'est primordial !! Mais, quand il s'agirait pour eux de mettre leur grand cœur en action, en adoptant l'un de ces crèvent la dalle de couleur, alors là, d'un coup l'insémination artificielle est carrément plus cool ! C'est à espérer que le gosse, bien de ses géniteurs, n'aura pas la capacité d'altruisme et l'esprit critique de ses parents... Sinon le mioche est mal barré dans la vie !

 

Ce qui me perturbe aussi c'est cette façon qu'on les gens de réagir uniquement quand les choses les touchent de trop près. Là nous parlons de gniards *braillants et bavants* et direct, les gens sont plus choqués que lorsque nous leur montrons des photos d’abattoirs. Cela me fait un peu penser aux personnes qui donnent pour la recherche contre le cancer. Combien de personnes existent-ils qui donnent sans être touchés de près ou de loin par le cancer ? De temps à autre, ne faudrait-il pas élargir son champs de vision au-delà de son petit monde et de sa petite famille ?

 

Parlons maintenant de ceux qui sont choqués quand on leur parlent du viol des vaches qui sont inséminées un nombre de fois incalculable. A priori, il serait trop trash de comparer un viol humain à un viol animal... En général, les femmes qui ont été violées estiment qu'on leur a volé quelque chose. Donc, évitez de parler à leur place. C'est à elles de s'exprimer sur le sujet ! Alors, tout comme certain juifs utilisent volontiers le terme de camps de concentration pour parler des abattoirs, je puis dire : j'ai été violée et je ne m’indigne pas que l'on compare mes souffrances à celles d'une vache. Cela ne m'humilie pas contrairement à l'humiliation que j'ai eu face à mon violeur qui n'a pas voulu entendre mes hurlements de souffrance. J'ai été tout autant sans défense que ces pauvres vaches face aux hommes qui sont sourds à leur meuglements de détresse.

(Ps : que personne ne me dise que je ne devrais pas parler de quelque chose d'aussi intime et privé que le fait que j'ai été violée sur le net, parce qu'il n'y a RIEN de privé dans un crime. Et des années de thérapie me permettent aujourd'hui de pouvoir dire : ça n'est pas à moi d'avoir honte !!).

 

En conclusion, on reproche aux défenseurs des animaux de trop les humaniser. En gros, on nous dit : "Votre amour des animaux est excessif !". Comment ne peut-on pas avoir honte de reprocher à quelqu'un d'avoir trop d'amour ? Comment peut-on ne pas cautionner la notion d'amour et de respect ? Alors, je vous le demande, qu'est ce qui est le plus choquant ? Ce photo montage irréaliste ou nous, ces humains "doués de conscience" incapable de prendre en considération la souffrance de ceux que nous considérons inférieurs ?

 

Je ne suis ni un Dieu, ni une sous-merde. Je suis simplement l'égale de tout ce qui est vivant !

Lo de la Bulle.


"Voyez vous une différence? Ils avaient tout les deux une mère !!"


11/03/2013
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L'infidélité, ou le monstre qui boulotte un couple !

  Coucou mes chers lecteurs !

 

Finalement, je vous reviens plus vite que prévus avec une vidéo étant donné que ma première a été très bien reçu. Merci d'ailleurs à tout ceux qui m'en ont fait des retours, ça m'a énormément fait plaisir !

 

Cette fois-ci, je me suis tâté à faire un article ou une vidéo et finalement la vidéo l'a emporté parce que c'était plus simple de jacasser plutôt que de tapoter frénétiquement sur mon clavier !

J'espère ne pas avoir omis trop de choses dans ce que je raconte, on verra bien. En tout cas, je ne prétend pas détenir la vérité absolu sur la question, et surtout peut-être que certaines personnes me trouveront trop jeune pour avoir une idée bien fixée sur la question, mais j'ai vraiment essayé de parler avec toute la maturité dont je suis capable. Et surtout plus qu'une question d'âge, je parle et j'agis au maximum avec mes valeurs et avec mon coeur et ça, je pense que ça n'a pas d'âge...

 


En tout cas, mon seul souhait est de réussir à avoir expliquer à certains ce qu'est l'infidélité sentimental et d'avoir peut-être pu faire cogiter certains couples qui se sentiraient un peu perdus, éventuellement !

 

 

 


12/10/2012
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Le passé, ben... c'est le passé quoi ! Hum...


   Suite à mon dernier article (à lire ici) vous avez été nombreux à réagir (ici ou sur fb), et je vous en remercie vraiment car, là au moins je n'ai pas eu l'impression d'écrire cet article, qui m'a beaucoup couté, pour rien. Il m'a été difficile pour moi de l'écrire car c'est une position assez récente, et puis bon, ça n'est pas simple de se mettre à nu de la sorte !
Je n'ai pas répondu à vos commentaires mais, je vais tout englober ici. Francine à fait une réflexion très juste et j'aimerais revenir dessus pour être bien claire par rapport à ma position et qu'il n'y ai aucune confusion !

Il s'agit d'une phrase que j'ai souvent entendu, et que tout ceux qui ont parlé de leurs souffrances ont du souvent avoir aussi : "C'est du passé, maintenant il faut que tu avances !".

Que répondre en dehors de "Vas te faire fo*tre ?". Oui parce que bon, arrêtons de ne pas vouloir blesser les gens (surtout quand eux ne se gênent pas pour nous blesser nous !). Je trouve ce genre de phrase humiliante et culpabilisante… Et en plus je ne vois pas en quoi elle est sensée aider qui que ce soit. De plus, j'ai noté que les personnes qui disent cela n'ont jamais rien vécu qui sortent réellement de la norme de ce qu'un être humain vis en général dans sa vie d'être humain... Ce qui est encore plus rageant, et qui donne un bon petit côté moralisateur horripilant !
A mon avis, chacun avance comme il peut. Je suis d'accord par contre sur le fait qu'IL FAILLE AVANCER. Mais, chacun à son rythme et selon l'ampleur de sa blessure. Nous ne devons pas nous sentir inférieur sous prétexte que Machin connaît Machine qui elle a eu un truc encore plus grave, et qui s'en est sorti en trois coups de cuillère à pot. Tant mieux pour Machine, grand bien lui fasse ! Mais, nous ça ne nous concerne pas. Alors, on arrête de se comparer aux autres qui-font-tout-mieux-que-nous, et l'on croit en soi.
Il y a effectivement certaines personnes qui ressassent et n'arrêtent pas de "gratter leurs croûtes". Ces personnes ont besoin de plus d'aide pour arriver à mettre un pied devant l'autre. Et çà n'est nullement une aide que de sous-entendre qu'elles sont bonnes à rien puisqu'elles stagnent. Parfois il y a besoin de peu pour débloquer une personne. Par exemple simplement qu'elle se sente aimée et surtout, pas jugée…  

Donc mon message précédent était bien, ne vous découragez jamais, vous pouvez vous en sortir car vous en valez la peine ! Et surtout pas, "sortez vous les doigts du fion bon sang de bonsoir".

 

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26/09/2012
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A toutes celles et ceux qui souffrent moralement.

     Aujourd'hui je vais vous parler sérieusement car il me semble que c'est un sujet extrêmement important et qui n'est pas forcément si souvent abordé sur les blogs *de gonzesse*. Il s'agit de l'estime de soi…
Par contre, attention, ici je parlerais de l'estime de soi qui a été gravement atteinte. Pas de celle que certaine nanas un peu futiles prétendent ne pas avoir histoire de faire leurs intéressantes.

Internet n'est pas un lieu pour raconter sa life. Mais, je pense que parfois il est nécessaire de se prendre comme exemple pour que d'autres puissent avancer comme nous, nous avons pu le faire. Je crois qu'il y a plus de personne que l'on pense qui souffre silencieusement autour de nous sans que nous ne soupçonnions rien. Alors, je voudrais pouvoir poser un petit pansement sur les blessures que j'ignore chez ceux qui seraient susceptible de me lire. Alors, je vais être honnête avec toi qui me lit et qui peut-être connait et souffre à l'heure actuelle, de ce par quoi je suis passé.

Je connais cette horrible sensation de sentir sa vie qui s'écroule et de notre être qui se brise en mille morceaux pour ne laisser qu'un amas encombrant de chaire meurtrie. Je sais ce que c'est que de prendre cette douloureuse décision de : soit arrêter cette souffrance à jamais, ou de choisir de lutter jusqu'au bout, tout en sachant que ça sera très long et éreintant.
Je sais ce que c'est que de vivre une violence inouïe et de tout de suite après devoir se relever, marcher et faire face aux gens. Faire face aux regards interrogateurs que l'on prend comme une accusation de notre état. Ou aux regards qui fuient pour ne pas croiser la détresse qui emplit nos yeux.
Et c'est là, que l'on prend conscience, au sortir d'une benne à ordure (comme moi), que l'on est brisée. Et l'on se dit que c'est à jamais. Que jusqu'à la fin de notre pauvre et misérable vie, il faudra que l'on se tienne droite sans plus un gramme d'estime pour nous-même.

Et bien c'est faux !!! A toi qui a été détruite sous les mains d'un homme, ou sous sa domination morale, sache que ça n'est que l'image que tu as face à lui qui est détruite. Mais, tu es constitué de multiples facettes. Ton essence ne pourras jamais être atteinte par qui que ce soit. C'est trop encré en toi. Tant que tu es en vie, tu es une entité à part entière. Et ça, personne n'y pourras jamais rien. Tu es une âme vivante parce que tu as décidée de l'être, parce que tu as eu la force pour. Dis toi bien, que ce que l'on t'as fait vivre, celui ou ceux qui t'ont fait n'auraient surement jamais pu vivre eux, si ça leur étaient arrivés !
Quant à ta dignité, ça ne sont pas des ordures ou des salissures externes qui pourront l'atteindre. Ta dignité n'a rien à voir avec ce que l'on t'a fait subir ou ce que tu subit encore. Ta dignité c'est ce que ton bourreau essaye désespérément de tuer. Et s'il est si violent c'est parce qu'il sait qu'il ne pourra pas. Alors ça l'exaspère.

La dignité et l'estime de soi ne sont créées que par nous-mêmes. C'est quelque chose qui nous appartient comme la faculté de respirer, ou notre coeur de battre. Tant que ton coeur bat, tu n'as aucune raison de perdre ton estime. C'est cela qui fera que par la suite, les gens t'admireront. C'est grâce à cela que l'on pourra t'aimer. Dans l'histoire si quelqu'un doit se sentir sale, méprisable et qui en devrait plus avoir aucune estime pour lui, c'est la personne qui t'a fait du mal. Seule elle à le droit d'être pitoyable !

Alors, j'aimerais aujourd'hui vous dire, à vous qui peut-être souffrez, j'ai souffert pendant longtemps, mais à présent c'est fini. Je ne veux plus me punir là ou je suis coupable de rien. Alors, ne faite pas comme moi : n'attendez pas 11 ans pour réaliser la personne que vous êtes pour de vrai ! Regardez vous, aimez vous, seul vous pouvez le faire au mieux de vos attentes…Soyez libre ! Soyez vivante !

 


20/09/2012
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Le plus beau cadeau du monde...

   Aujourd'hui j'ai eu un cadeau.

 

Le genre de cadeau auquel avec le temps on ne prête plus attention...

J'ai eu pas mal d'emmerdes dans ma si courte vie, et pourtant, je continue. Parce que je n'ai rien d'autre de mieux à faire ? NON.

 

Parce que mine de rien, de temps à autre le monde est beau. Parfois, des gens de qui on ne s'attendait pas, vous offre un sourire ou un mot gentil. Parce qu'il y a quelque part des êtres qui nous aiment et qui parfois ont une pensée pour nous. Parce que la misère et l'horreur existe, mais que l'on peut tous faire quelque chose pour lutter contre, même si c'est une goutte d'eau dans notre vie. Parce que si l'on se laisse aller, on est pas digne de représenter l'espèce humaine. Parce que les petits rien ne doivent plus rester invisibles pour nous. Parce qu'il ne s'agit pas de "relativiser", il s'agit juste de savoir qu'on est pas seul au monde.

 

Parce que, je veux être comme ce petit colibris:

 "Un gigantesque incendie ravage la forêt. Les animaux assistent impuissants à la progression inexorable des flammes. Seul un minuscule colibri s’active. Il plonge dans la rivière, recueille une goutte d’eau dans son bec, va la jeter sur le brasier et recommence.

 

« Colibri, tu sais que tu ne peux rien tout seul contre cet incendie, tu sais que la goutte que tu jettes dans les flammes n’a aucune chance de l’éteindre ? » lui disent les animaux de la forêt.

 

« Je le sais », répond le colibri, « mais je fais ma part »."

 

Parce que j'ai ce qu'il me faut, même si parfois, j'ai des choses dont je me serais bien passées. Parce que j'ai une mère qui fait tout pour que je sois heureuse, même si parfois, elle ne peut pas toujours tout comprendre et tout savoir. Parce qu'on m'a donné la foi *sans vouloir me l'a jouer Ophélie Winter...* et que je n'estime pas que ce soit un baguage en trop ou une faiblesse immonde dans la vie. Parce que mine de rien, j'ai encore, malgré tout, confiance en l'être humain.

 

Parce qu'on m'a donné et que maintenant il est naturel que je rende.

 

A cause de tout cela, merci pour le cadeau.

Merci à ma génitrice de m'avoir donné la vie aujourd'hui et merci à ma maman de m'avoir appris à si bien ouvrir les yeux...

 



15/09/2012
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Diantre, on m'a fait un compliment !!!

   Ou le harcèlement de rue…

 

 J’ai aperçu sur fb qu’une étudiante belge avait fait une vidéo sur le harcèlement de rue… Vous savez, toutes les petites phrases que les jeunes filles/femmes se reçoivent quotidiennement dans la tronche !

 

Alors, apparemment, l’ampleur de ce phénomène épaterait beaucoup d’homme. À croire qu’ils sont sourds/aveugles et cons mais surtout qu’ils n’ont ni fille, ni sœur/cousine/mère et femme. *Genre, le gars qui est né seul au beau milieu d’un champs de chou !*

Donc histoire de ne pas être en reste, je vais ajouter mon grain de paprika à l’édifice.

 

Donc, vu que je suis belle à crever *mais, oui bien sûr !!* ça m’est souvent arrivé de me faire accoster ! Ceci étant la petite entrée en matière pour ceux qui estiment que l’on doit être contente d’être félicité d’être belle et celles qui ronchonnent que « ouais ben au moins on te dit que t’es belle, tu vas pas encore en plus râler !! Ou alors c’est pour faire ton intéressante et que tout le monde sache que t’es belle… » *jalousie qui pue, bonjour !*.

Que dire ? Hum, perso, un mec qui s’amène avec un tonitruant « Hé t’es trop bonne ! T’as un 06 ? » , ça me laisse pantoise. À savoir qu’un jeune demandera toujours ton numéro plutôt que de te proposer un verre… Faut pas déconner ça coûte cher. Pour le verre, il faut plutôt compter sur les plus vieux ! Néanmoins, je ne sais pas la vision des hommes sur la question, mais moi, j’ai l’impression d’être prise pour un bout de viande et surtout ce qui me débecte au plus haut point c’est la suffisance du jeune homme en question… D’où est ce qu’il pense que j’ai que ça à foutre de ma vie, d’être pendu au téléphone avec un mec qui croit que le Bescherelle est un animal tropical ???

 

Ensuite nous avons les regards insistants. Alors sur certains tweet, j’ai vue des hommes qui ont tournés en dérision la chose. Genre : « Han on t’as regardé !! Et alors tu veux faire mettre le mec en taule ?!? ». Alors être ADMIRÉE c’est trop cool !!! Être regardé avec le regard "mec en rut" qui s’imagine que tu as les pattes écartées et la foufoune aux 4 vents, je ne vois pas en quoi c’est valorisant… Ou le mec qui regarde tes seins comme s’il n’en avait jamais vu de sa vie, qui a limite la bave aux lèvres en mode « j’ai la rage », whaou !! À ce moment, je ne me sens plus toucher terre de joie !

Non mais sérieux, imaginez une nana qui vous regarde l’entrejambe avec insistance et qui vous sorte : « Mouais, il n’y a pas l’air d’y avoir grand chose, mais on ferra avec… Tu m’suis p’tite b*te ? ». Vous seriez flatté ?  Bien ça n’est guère mieux quand on entend qu’on est une bouche à p*pe. Sauf que là, ça s’entend souvent !!

 

De plus, les hommes le prennent mal du style : « Ouais, mais si on ne peut plus rien vous dire, on drague comment ? ». Mais, comme avant, avec un vrai compliment qui n’a pas servi au moins 57 fois depuis que vous vous êtes levé, un vrai regard qui dit « tu es belle » et non « je ne sais pas où fourrer mon engin, toi tu serais parfaite. ». Et puis, il ne faut pas croire, nous ne sommes pas dégénérées au point de ne pas reconnaître un homme gentil réellement intéressé, d’un gros balourd qui se contente de suivre son appareil génital !

 

En dehors de cela, il y a aussi quelque chose qui me choque profondément. Il s’agit de l’argument type que l’on entend de plus en plus souvent : « Oh, ça va, il t’as pas violée !! ».

Hum… Alors nous n'avons le droit de l’ouvrir que lorsque nous avons été violée ??? Sinon avant, nous devons tolérer, sans moufter, d’être traité comme des bouses ? Il n’y a pas que le viol dans la vie !! Et cela voudrait dire qu’un mec qui emmerde toutes les nanas qu’il croise, en les humiliant, en faisant monter la peur et l’insécurité en elles, c’est un mec bien. Par contre, le violeur : pas bien ! En résumé, des hommes que je ne connais pas me trouvent baisable, bien c’est trop la classe. Je suis enchanté et même il faudrait que je les remercie de bien vouloir s’intéresser à moi. Et je n’aurait le droit de me plaindre que le jour ou un homme acceptera de me violer.

 

Dans ce genre d’histoire, il y a aussi le fait que l’on ne sache pas comment réagir. Si tu fais un sourire ou que tu réponds un petit « merci », tu peux être certaine d’avoir le mec collé aux basques parce qu’il pense que sourire veut dire : je vais me jeter à genoux devant ta braguette. Si on ne dit rien et que l’on feint l’indifférence, nous sommes certaines d’entendre des injures et insultes du style : « Hé pouffiasse, je t’ai parlé ! ça te trouerait le c*l de me répondre ? ».  

 

Alors certaines femmes disent ne jamais avoir eu affaire avec ce genre de comportement. Bien qu’elles s’estiment heureuse ! Après il s’agit aussi d’une question de génération… Il faut bien avouer que les hommes mûrs sont plus rare à avoir ce genre de comportement. De plus ils s’adresseront peut-être plus facilement à des femmes jeunes car plus impressionnables (du moins c’est ce qu’ils croient !). Et puis, il ne faut pas nier une chose : cela dépend aussi de notre milieu social et des quartiers ou l’on évolue…

 

Bon sur ce, je vous laisse, je vais aller traîner dehors voir s’il n’y a pas un beau p’tit c*l d’mec que je pourrais me faire !!

 

Pour en savoir plus sur la question :

Une étudiante belge dénonce le harcélement de rue en caméra cachée.

et

Harcélement : la rue ne doit plus être un espace où les hommes font leur loi.

et

un lieu de paroles : Hollaback france

 

 

 


05/09/2012
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