Pouffe mais, point trop n'en faut !

Pouffe mais, point trop n'en faut !

De la Vérité qui se noit dans l'amertume

  Après des années de recherches, je sais enfin se qui se cache au fond des mes entrailles souffreteuses... Je ne dirais pas de quoi je souffre précisément pour plusieurs raisons. J'ai l'impression que ma vie parsemé de petits morceaux recommence à nouveau. Je tombe, souffre et me relève. À nouveau...

Alors pourquoi j'ai décidé de ne pas révéler le petit nom de ma maladie ? *pasque je suis une grosse chieuse !!!* . Tout d'abord parce que les symptômes de la maladie sont tellement peu "esthétique" que pas mal de monde est au courant de ce qu'il se passe dans mon intimité plus si intime que cela. Aussi pour une fois, je vais me garder un truc pour moi et rien qu'à moi. Après tout, le secret médical ça ne sert pas qu'à être un joli mot mystérieux ! De plus, je sais pertinemment que beaucoup de personnes ont douté de ma maladie. Alors à quoi cela me servirait-il que tout le monde retourne sa veste maintenant et me prenne, enfin, en considération sous prétexte que "ça y est LA PREUVE est enfin là".
Il faut toujours des preuves, encore des preuves. Et moi, qui m'en a donné des preuves ? *bien évidemment, dans ma grande bonté, je ferais abstractions des preuves de connerie frappantes dont j'ai été inondé Clin d'œil *
. Certes, j'ai eu des preuves : d'infidélités amicales, de méchanceté, d'hypocrisie, de je-m'en-foutisme et j'en passe...
Donc non, je ne ferais pas plaisir aux mauvaises langues qui n'ont fait que me porter préjudice en leur donnant leur foutu sacro sainte preuve !

En plus, à présent que la pression de la bataille perpétuelle est retombée, j'ai le contre-coup de tout cet acharnement. Je me sens vide et épuisée. Et puis toute ma haine à l'encontre des médecins et de mes "ami(e)s"/connaissances/proches ressort. Je ne veux plus être gentille, compréhensive, patiente là ou je me suis faite latté la gueule. Sur le coup c'était simple : j'avais autre chose à penser et au fond de moi, je commençais à me demander si, effectivement, je n'étais pas tout bonnement folle ou paresseuse.

Vous savez, c'est odieux de ne plus trop savoir qui l'on est ni ce que l'on vaut. C'est déstabilisant d'avoir si souvent envie de mourir. C'est humiliant de passer pour une profiteuse. C'est culpabilisant d'avouer avoir mal quand un regard dédaigneux vous répond. Je sais qu'à présent il faut que je dépasse tout cela. La connerie humaine... Il faut aussi que j'accepte d'avoir ce que j'ai. Je dois oublier la peur de la douleur qui à présent me colle au coeur. Il faut que je me remette de me sentir si loin de tout et de tout le monde. Mais j'ai du mal avec cette impression de n'avoir aucune affinité avec aucun(e) de mes ami(e). Tout est flou, tout est lointain. Et ça fait mal...

Il ne me reste donc que ma rage et ma solitude qui pèse si lourd. Je comprend parfaitement maintenant le concept de "mourir seul".
Anyway, le soleil se lève tous les jours...







27/06/2014
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