Pouffe mais, point trop n'en faut !

Pouffe mais, point trop n'en faut !

La Bulle elle est écolo !!

 


*ou plus prosaïquement : fauchée...!*
Comme pas mal de monde, je suis en vacances. Et je me situe dans une charmante petite bourgade complètement paumée au fin fond du trou du cul du monde. Oui, vous avez bien deviné, je suis dans la Drôme... Comment se fais-ce que, souvent, les grands-parents ont décidés d'aller s'expatrier dans des coins planqués sur un tout petit bout de l'atlas ? Genre, le nom du patelin est une blague à lui tout seul... Pour vous dire jusqu'où ils ont poussé la plaisanterie ici : il y a une plaque qui s'intitule "rue de l'allée"... Hum...

Bref, je ne vais pas m'apitoyer sur mon sort, parce qu'au final tout ceci me permet de me mettre au vert mais, aussi de pouvoir vous raconter ma vie ! Donc, dans cette charmante demeure ou se retrouvent toutes les araignées de la région, le chauffe-eau à décidé qu'il nous avait suffisamment gâtés des tous ces bons et loyaux services jusqu'à maintenant. Ce qui fait que cela va faire deux ans que nous carburons à l'eau froide.
Aaaah les joies des bonnes douches glacées qui revigorent son homme !! Je ne sais pas si c'est par vengeance ou pour me faire ma psychothérapie gratis, mais j'ai envie de vous raconter mes matinées dans les moindres détails... Accrochez-vous (en plus ne vous plaignez pas, vous n'aurez qu'à imaginer et non vivre comme moi !!).

Donc, le matin je me lève *pfiou, cet article promet d'être palpitant !*, puis je vais prendre mon petit déjeuner qui est constitué de ma tonne de médocs dégueu. Tout cela me mettant dans une joie sans limite, il faut bien continuer en beauté... Je fais chauffer de l'eau dans la bouilloire et je pars la verser dans une cuvette. Dieu, m'a gâtée : la cuvette est violette ! *Grand déconneur va !*. Donc, je commence par me laver le visage au lavabo histoire de m'habituer progressivement et surtout de me réveiller un minimum pour m'éviter la noyade dans les eaux glaçées. Et c'est d'un pas alerte que je saute dans la baignoire. Je m'asperge d'eau de la cuvette et commence à me savonner. Je frotte comme une damnée dans le fol espoir de me procurer un chouïa de chaleur. J'avoue que cette étape est un peu raté : je ne réussi qu'à me faire un gommage sauvage sans produit de gommage.
 Et là, maintenant c'est l'étape "perte de neurones" !! Bah oui, si vous réfléchissez ne serait ce qu'une demi seconde à la sensation de l'eau froide dégoulinant furieusement sur tout votre corps, vous êtes foutu ! J'ai bien cogité à tout cela et en suis venu à la conclusion que si je prévois ce qu'il va m'arriver, je risque de sauter hors de l'habitacle et de galoper nue, recouverte de savon à la pêche, hurlant pour que l'on stop fissa mon sacrifice, en plein milieu des rues *de l'allée* de mon village. Non, ça n'est point concevable. Donc, pas de réflexion saugrenue, on attrape le pommeau de la douche avec la violence et le désespoir d'un braqueur de banque et hop : on en a plein le corps... Là, commence le massacre : votre respiration se coupe, vous vous transformez en poulet géant tellement votre peau vous crie "au secours" (à sa manière bien sûr !), vous craignez vous évanouir (mauvaise idée : vous seriez trempé de la tête aux pieds...), puis vous vous attendez à voir votre peau devenir bleue... Dans un élan de détresse incontrôlé, vous augmentez le volume de l'eau, en pensant que plus d'eau qui jaillit donnera une petite sensation de chaleur. Mais, ça n'est pas le cas... Par contre, vous êtes rincé plus vite !
Vous pouvez passer ici à la dernière étape qui consiste à vous prendre pour Manon des Sources *ou je ne sais plus qu'elle greluche qui barbotte dans l'eau des ruisseaux pour se laver...*. Vous attrapez victorieusement la cuvette pour vous l'a balancer sur vous pour vous réchauffer. Ici, vous pouvez même vous permettre de pousser la chansonnette... Comme cela tout colle : vous les pieds dans l'eau et le gros pot en terre cuite au dessus de votre tête, *imitation fontaine ruisselante* en train de chanter harmonieusement avec les oiseaux. "Ciel, jeune homme ! Mais, retournez-vous dont, cette situation est indécente voyons !!". Et ainsi, il tombe amoureux de votre longue chevelure ruisselante sur votre taille minuscule. Puis, il vous demande en mariage et vous partez sur son cheval noir de geais. Et là, il vous porte dans ses bras musclés et dorés par le soleil *oui, voilà, couleur petits pains grillés !*, et il vous allonge sur son lit moelleux et vous.... Heeeeu, ouh là minute : rembobine la Bulle !!! Arf, désolée... Non, en fait, un tantinet réchauffée je sors ici de ma baignoire. Point, rien de plus. Ouais, je suis d'accord avec vous : c'est merdant-chiant comme fin.

Enfin, vous voyez le délire : plus de deux semaines à me prendre de l'eau gelée et c'est bon, je suis bonne pour l'asile de fous furieux ! Elles sont belles mes vacances !

 



16/08/2012
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