Pouffe mais, point trop n'en faut !

Pouffe mais, point trop n'en faut !

La confiance

    Comme à mon habitude, je suis resté longtemps silencieuse… Je pense que je ne serais finalement jamais une blogueuse très prolixe. Mais il me semble que ça ne serait pas bénéfique que je vous blablate uniquement histoire de faire vivre ce blog pour… 
Je voulais vous parler depuis un moment d’un sujet qui me tient à coeur. Un sujet qui m’a touché et me touche encore…

 



Si vous avez l’habitude de suivre mes trois malheureux posts par an, vous n’êtes pas sans savoir que j’ai été assez gravement malade. À l’heure actuelle je vais mieux. Beaucoup mieux ! Mais, on ne peut pas encore considérer que tout soit complètement rentré dans l’ordre. De plus ma fatigue accumulée depuis des années, n’a pas franchement tendance à disparaître comme ça par magie ! Mais, le but n’est pas de vous re-faire un speech sur la vie comme elle est dure et difficile… 
Je souhaite simplement redonner du baume au coeur à certain d’entre vous qui pourrait être dans une situation relativement similaire.
Pendant 8 ans j’ai couru de médecins, en thérapeutes, en hôpitaux, et en psys divers et variés. Pendant 8 ans, j’ai essuyé moult incompréhensions et jugements à l’emporte-pièce. De plus, quand les médecins ne savent pas, ils tendent à devenir méprisants, voir méchants assez rapidement. Vous ne devenez à leurs yeux qu’une chouineuse hypocondriaque. Qu’une emmerdeuse qui ne rentre pas dans la bonne case… Grâce à eux, je suis passé par de nombreuses phases de doute. Et si effectivement je n’avais rien ? Et si ça n’était que dans ma tête ? Et si je n’étais qu’une simple paresseuse qui se cache derrière une maladie imaginaire bien confortable ? 
Alors j’ai arrêté de courir momentanément frapper à toutes les portes. Et le jour ou je me suis mise à pisser le sang par les yeux, là une fureur m’a envahie. SI je SUIS malade. Je ne paye pas des consultations à 80€/100€ pour que l’on se moque de moi !! Et enfin, j’ai été reconnu malade. Enfin on m’a prise au sérieux. 

Ce jour là, j'ai enfin pu avoir à nouveau une "bonne image" de moi. J'ai cessé de culpabiliser...

 

Ne culpabilisez pas non plus par rapport à vos proches. Vous vous rendrez vite compte que votre entourage ne compte pas/ne sert à rien lors de maladies longues durées. Parce que déjà, eux ont leur vie. Et ensuite, parce que peu de personnes sont réellement proche de vous. Il n’y a qu’une infime partie de personnes qui pensent à vous ne serait-ce qu’une fois par semaine. C’est dans ces (longs) moments que vous vous en rendez compte… Mais même s’ils ne vous croient pas, même s’ils ne vous soutiennent pas, même s’ils ne sont pas là, PRENEZ SOIN DE VOUS ! Personne ne le fera à votre place ! Et vous pourrez être fier de vous. Vous aurez le droit de vous dire que vous avez survécus à tout ce mal par la seule capacité de votre esprit et vous devrez tout à votre courage. J’ai survécus à plusieurs choses. Et par le passé, quelque fois on m’avait dit que j’avais une volonté de vivre incroyable. À l’époque cela ne faisait ni chaud ni froid. 
Je puis vous assurer qu’aujourd’hui ma vision est radicalement différente !

Je suis vivante et je me suis battue pour l’être mais surtout pour le rester. Alors oui, je suis fière de moi !! Enfin… J’ai eu confiance en moi. Pour une fois, j’ai eu suffisamment d’amour envers moi-même pour avoir eu envie de m’écouter, de m’indigner pour ma peau. 
Et sincèrement si j’ai pu réussir à en arriver là, vous le pouvez aussi.

 



Je voulais aussi aborder un autre point beaucoup plus délicat… J’ai eu envie de me suicider. Et je l’ai dit. Parce que ma vie devenait tout bonnement invivable. Parce que la souffrance permanente vous tue à petit feu. Physiquement et mentalement. J’ai été face à deux personnes qui m’ont dit qu’elles me comprenaient. Qu’elles se sentaient impuissantes à ma souffrance, alors qu’elles acceptaient l’idée que je veuille ne jamais me réveiller. Aucune d’entre elles n’a pleurées devant moi ou ne m’a fait de « chantage à la tristesse ». L’une d’entre elles m’a même proposée son aide… Et ça, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ne m’a pas encore plus motivée à en finir. Non, ça m’a insufflé une envie de me battre toute neuve… Parce qu’on me comprenait. Parce que l’on ne me jugeait pas. Parce qu’on ne se mettait pas à ma place en me disant ce que je devais faire. Et surtout pas ce que je devait faire par rapport à elle… 
Alors, je ne vous dit pas « allez pousser tout le monde qui va mal au suicide », mais plutôt : écoutez la souffrance de l’autre pour de vraie, sans ramener la vôtre. Et donner tout son amour dans sa compréhension et son acceptation du choix de vie de l’autre, c’est être généreux et surtout c’est réellement montrer à l’autre que l’on a confiance en lui... 

Faites vous toujours confiance quoi que les autres puissent vous dire ou penser. Vous seul(e) savez se dont vous êtes capable. Vous seul(e) savez ce qu'il se passe pour de vrai dans votre tête et dans votre coeur. Ne marchez pas à la "preuve" parce qu'on vous le demande. C'est un jeu ou y laisse des plumes. Parce que vous finirez par avoir besoin de vous donner des preuves à vous même ! Et quand on en arrive là, il est parfois difficile de faire marche arrière tellement on a été loin dans le malsain/négatif.
Faites vous confiance...

 

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05/05/2015
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