Pouffe mais, point trop n'en faut !

Pouffe mais, point trop n'en faut !

Le Chat et ses pouffes en folie aux urgences

(à moins que je ne me gourre... Allez savoir...)

 

     Ces derniers temps, il s’est passé des choses… Oui là je vais détruire un mythe : une Bulle n’hiberne pas *même si elle en crèverait d’envie !*. Mais voilà, la vie elle est comme ça difficile… Non, je plaisante, j’adore sortir dans le froid avec un bonnet à pompon et engoncée dans une écharpe violette avec des fils argentés *qui décident de fuguer dès que je n’y prête pas attention* tricotée par ma mère. Top moumoute le truc, ça fait sauna en même temps qu’écharpe. Bon par contre il faudrait que je trouve une solution pour mes pseudos rangers doublées polaires parce qu’elles me font sentir des pieds. *Attention révélation : la Bulle a le peton qui devient une bombe nucléaire l’hiver mais pas l’été. Allez comprendre la psychologie petonnesque…*.
Bref, la puanteur n’est pas le sujet premier de cet article, rassurez-vous !

Comme je le disais au début, il s’est passé moult événements. Déjà, j’ai un CDD chez Lush pour Noël. Voilà, je suis lutin de Noël *dit-elle sur un ton pénétré*. Au début j’étais toute jouasse parce que Lush c’est quand même le rêve. Mais le « mais » est bien vite arrivé… Beaucoup de personnes pensaient que ce travail allait me faire un bien fou, limite que ça allait me guérir. Bon… faut pas déconner, quand tu es vraiment malade, bien le travail n’y change rien. C’est simplement encore plus difficile à vivre quand ça va mal. C’est comme cela que je me suis retrouvée par deux fois dans un sale état.
La 2ème fois, j’ai du partir du travail pour aller aux urgences. Je ne pouvais plus respirer. Ça affiche mal devant les clients de s’étrangler sous leurs yeux… Toujours est-il que c’est le Chat qui est venu me chercher. Déjà, il était venu pour me prendre mon sac et faire quelques courses pour moi. Et à peine arrivé chez lui (comptez environs 2 heures de trajet pour l’ensemble), je lui ai demandé de revenir. Le pauvre a véritablement passé sa journée dans les transports. Et le pire restait à venir…
J’étais complètement angoissé et j’avais affreusement mal. Il a fallu attendre aux urgences puis après une ambulance est venue me chercher et il a encore fallu attendre à l’hôpital. Le Chat est resté en permanence avec moi. Et là, j’ai pris conscience…

Le Chat et moi c’est une histoire compliquée. Une histoire d’ex, de sms envoyés à une autre qu’à moi, de comportements inconvenants avec d’autres femmes. Il est très difficile de faire comprendre à un homme que plaire c’est naturel mais que renvoyer une image d’homme « libre » et de « potentiellement intéressé » c’est blessant pour l’ego de sa copine. Alors je l’avais quitté en emmenant avec moi les quelques restes de ma dignité bafouée. Néanmoins, nous avons continué à nous voir. Après une assez longue bataille pour qu’il accepte ma maladie et tout ce que cela impliquait, il est devenu mon meilleur et mon plus fidèle soutient. Il est la seule personne à prendre la peine de m’envoyer un petit sms quand il sait que je suis dans un moment douloureux. Même s’il sait qu’il n’aura pas de réponse parce que je suis trop fatiguée ou que j’ai trop mal. Mais je le lis et c’est un petit pansement que de voir un message tel que « Je sais que tu ne peux pas me répondre, mais je pense fort à toi. ». Il est aussi le seul à avoir pris tous les jours de mes nouvelles par sms depuis bientôt 3 ans.
Il m’a vus et soutenu dans des moments de crises importantes. Il sait tout ce que je cache à mes proches. Il est là pour me booster quand il le faut et simplement me comprendre quand il n’y a rien d’autre à faire. Il fait toujours attention à adapter sa vie et ses envies en fonction de ce que je peux faire ou non. Cela fait des années qu’il ne m’a rien proposé que j’ai dû refuser. Il sait à quel point il est crève-cœur pour moi de devoir refuser certaines sorties parce que « ça va être trop fatigant ». Il a banni de son vocabulaire les phrases telles que : « ça ira mieux bientôt », il sait que je ne supporte plus que l’on me dise cela depuis des années. Il ne me demande pas pourquoi je pleure parfois. Il sait que l’épuisement moral ne s’explique pas. Il fait des kilomètres pour moi. Pour m’emmener en voiture et ainsi m’éviter de prendre les transports en communs. Pour venir me voir ne serait ce que quelques minutes parce qu’il sait que je suis démoralisée…

 

Dans ce lit d’hôpital  où une fois de plus je luttais contre la douleur en me demandant combien d’années encore j’allais devoir souffrir de la sorte j’ai réalisé que sa présence c’était un cadeau. S’il n’avait pas été là, j’aurais été seule à lutter. En fait, il a TOUJOURS été là. Je ne me souviens pas d’un moment où je me suis sentie abandonnée par lui. Je sais qu’il me comprendra quoi que je puisse avoir envie de faire.

Alors, au final, au vus de tout cela, que représente toutes ces histoires débiles de pauvres filles à qui il a raconté des craques, devant qui il a fait le beau mais sans donner quoi que se soit de « vrai » de sa personne ? Combien de personnes ont la chance d’avoir auprès d’elles un homme qui semble infaillible dans le domaine de leur vie le plus difficile ?

Il a un passé à la con et j’ai un avenir incertain dans lequel je sais qu’il sera jusqu’au bout. Qu’est ce qui pèse le plus lourd ? Ses conneries ou le soutien inestimable qu’il m’apporte dans ma vie merdique ?  Que représente des histoires d’ancien mec imbu de sa personne face à mon existence fragile ? RIEN. Absolument rien.

   Maintenant, je puis dire que le Chat c’est la personne en qui j’ai le plus confiance au monde. Je souffre déjà suffisamment dans ma vie sans en plus, me rajouter des douleurs qui viennent du passé d’un homme qui a changé. Quel genre de monstre d’orgueil je serais si je ne faisais que montrer du doigt ses erreurs sans vouloir remercier pour les fabuleux cadeaux qu’il m’offre ?
Merci infiniment mon Chat…

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13/12/2013
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